En Creuse, une église fortifiée a besoin d'une forte mobilisation pour être sauvée
La fortification a consisté à flanquer le chevet aux deux angles de tourelles maintenant arasées, à élever le clocher-donjon qui subsiste et à réunir ces ouvrages par un chemin de ronde qui a disparu.
La survie de l’église est en jeuCet édifice est classé monument historique en 1930. Après la réfection réalisée du clocher-donjon, la remise en état des vitraux, ainsi que la mise en place d’une fenêtre aspect XVIIIe siècle, il est absolument nécessaire de passer à des réfections beaucoup plus lourdes de l’édifice, il en va de la survie de ce dernier.
On constate en effet qu’une des deux tourelles d’angle est très fortement étayée, et que le toit du clocher est entièrement bâché pour protéger la charpente des intempéries. Les travaux de restauration ont été estimés par la Drac à 700.000 €. La commune aimerait bien entreprendre un chantier de restauration, mais elle ne peut absolument pas financièrement. Elle souhaite qu’à l’occasion de ces Journées du patrimoine, il y ait une réflexion au niveau de l’État pour que les aides à la commune soient plus importantes.
Visible de l’extérieurCette église fortifiée pourrait, une fois restaurée, être un atout touristique et économique pour la commune, mais elle n’est actuellement qu’un fardeau, dont l’état dégradé attriste fortement élus et administrés.
Pour les Journées du patrimoine, l’édifice n’est visible que de l’extérieur.
Si les licornes existent, cherchez-les au château de Boussac, en Creuse