"C’est la pire des catastrophes naturelles" : Samir El Bakkali, conseiller municipal à Clermont, Marocain et volcanologue
Son week-end, il l’a passé au téléphone avec sa famille à Rabat et Marrakech pour expliquer le phénomène. "Il y a eu encore des répliques de 4,5 avec un danger pour les maisons fragilisées. Il vaut mieux rester dehors encore quelques jours, voire semaines."
Les leçons du volcanologue
La plaque africaine remonte vers la place eurasiatique et ça ne va pas s’arrêter. Il y aura d’autres tremblements de terre. Il faut former les enfants, les éduquer. Surtout, il faut des constructions aux normes sismiques.
Un pays mal préparé ? Ce serait faire des raccourcis. "C’est la pire des catastrophes naturelles, parce qu’il n’y a pas moyen de prévenir un tremblement de terre. Est-ce qu’on est prêt ? Est-ce qu’ici, en Auvergne, on pense qu’il peut y avoir une éruption volcanique ?"
Des origines marocainesQuand le spécialiste laisse la place au petit Marocain en lui, c’est l’amour du peuple qui prime. "Ils ont senti comme un train passer sous leurs pieds. Ils sont sortis, ils ont très bien réagi. Il y a une générosité et une solidarité très importantes chez le peuple marocain. Ils n’ont pas attendu les autorités, ils se sont entraidés immédiatement."
Le politique donne son avisEt quand Samir El Bakkali reprend sa casquette de conseiller municipal, il comprend la position marocaine sur la solidarité étrangère. "L’élan est si grand que les gens arrivant sur place se mettraient en danger. Il faut les protéger. Mais surtout, on est en train de politiser la chose et il ne faut pas. Le sujet est humain, pas politique. Il y a eu des morts et il y a des vivants qui ont encore besoin de nous."
Simon Antony