"Justice pour Nahel" : après Gentioux-Pigerolles, de nouveaux tags retrouvés en Creuse
Comme l'ont remarqué nos confrères de France Bleu, une maison a été taguée rue des Marroniers à Guéret avec l'inscription "Justice pour Nahel", en référence au jeune de 17 ans décédé des suites d'un tir d'un policier à l'occasion d'un contrôle à Nanterre le 27 juin dernier. Une enquête de police a été ouverte pour tenter d'identifier le ou les auteurs.
Ces tags viennent s'ajouter à ceux découverts sur le monument aux Morts pacifiste de Gentioux-Pigerolles, dimanche 9 juillet au matin, soit le jour du passage du Tour de France sur la commune.
Les prénoms de victimes de violences policières "Nahel, Adama, Zyed, Bouna", mais aussi "Ni oubli", "Ni pardon" et "ACAB" (acronyme anglais su slogan anti-police "All cops are bastards") avaient été inscrits sur quatre faces du monument.
Réactions politiquesCes dégradations d'un monument hautement symbolique avaient donné lieu à de nombreuses réactions politiques, dont celle des élus de la commune de Gentioux-Pigerolles. Lesquels ont publié un communiqué ce jour, également signé par Jean-Luc Léger et Renée Nicoux, conseillers départementaux du canton de Felletin, François Mazure, porte-parole E.E.L.V. Creuse, le Comité de la Creuse du Mouvement de la Paix et l’association La Courtine 1917, partenaire du Centenaire du monument aux morts.
"En cherchant à s’approprier ainsi un symbole universel de Paix pour le placer dans un camp, les auteurs de ces dégradations agissent, consciemment ou non, dans le sens de la division, de l’émotion et, par voie de conséquence, en faveur de la haine. Haine que nous devrons affronter, demain, à Gentioux comme partout", écrivent-ils.
Daniel Lauretdaniel.lauret@centrefrance.com