Nouvelle organisation et fréquentation en hausse, la saison estivale s’annonce radieuse à l’Aquabulle de Brioude
« Nous avons accueilli 66.654 personnes en 2022, nous en avons déjà eu près 50.000 entre le début de l’année et le 30 juin », se félicite Bertrand Fouret, directeur de l’Aquabulle. Pour le président du conseil d’exploitation de l’Aquabulle, Bernard Beaudon, l’objectif affiché est de parvenir à 80.000 entrées d’ici la fin de l’année.Pour pouvoir les atteindre, de nombreuses modifications ont été mises en place afin de répondre au mieux à la demande des visiteurs, mais également au bien-être du personnel.Mettre l’accent sur les scolaires« Des choix forts ont été réalisés par la collectivité », souligne le directeur. Le premier axe est de prioriser les scolaires de la communauté de communes Brioude sud Auvergne.
« Nous avons mis des créneaux pour pouvoir accueillir tout le monde mais également deux maîtres nageurs sauveteurs à disposition pour permettre une qualité pédagogique optimale. »
Si les enseignants restent en charge de la partie scolaire, la présence de deux professionnels les rassure. Être au bord du bassin avec 20 ou 30 jeunes enfants et en avoir la responsabilité n’est pas forcément chose facile. « Les scolaires, nous avons doublé les chiffres, abonde Bernard Beaudon. Avec deux maîtres sauveteurs, cela met les enseignants en confiance. Ils n’ont plus la nécessité de chercher autant de parents qu’avant pour accompagner. Les agents ont fait des formations spécifiques, notamment sur l’aisance aquatique. »Et Bertrand Fouret d’ajouter : « On est dans un milieu anxiogène. Pour les enseignants, la sécurité des élèves est fondamentale. Nous sommes des spécialistes de la natation, les enseignants sont des généralistes et nous échangeons pour permettre l’apprentissage. » Une démarche qui semble séduire les enseignants et les différents établissements scolaires de la communauté de communes.
Un nouveau statutDepuis le 1er janvier, l’Aquabulle a changé de statut. « Nous sommes passés du privé au public, rappelle Bertrand Fouret. L’équipe peut maintenant se projeter à moyen et long terme en passant des concours, en intégrant la fonction publique car pour le moment, la plupart sont des contractuels. » Pour le directeur, cette modification apporte de nouvelles opportunités quant à la qualité du service proposé. « Quand on a une équipe qui a pensé, a participé au fonctionnement de la piscine, aux projets qui sont mis en œuvre et qui contractuellement peut se projeter, cela change pas mal de choses. »En trois années, l’Aquabulle est passée d’une délégation de service publique, à une régie personnalisée, puis à un service public administratif. « Les objectifs ne sont pas les mêmes. Nous sommes réellement au service de la population. Nous avons fait une enquête de satisfaction pour se caler au mieux sur les attentes des gens. »Un réel changement pour le personnel« Les agents sont passés sur un CDI contractuel de droit public. Ils ne sont pas considérés comme fonctionnaires car ils n’ont pas passé de concours mais c’est un état d’esprit pour le service à la population », certifie le directeur. Avant d’ajouter : « Après, si un agent réussi le concours, il devient stagiaire et est titularisé. On a une grosse pénurie de maîtres nageurs sauveteurs en France mais quand on a des agents de qualité et que l’on veut les conserver, ce genre de décision permet d’aller dans le bon sens. »
« Ce qui est significatif, ajoute le président, c’est qu’il y a quelque temps, d’autres structures venaient démarcher nos maîtres nageurs sauveteurs et ils se posaient des questions. Depuis le jour où nous avons changé de conception pour accompagner les conditions de travail et salariales, nous n’avons plus de turn-over. Au contraire, nous avons des personnes d’autres piscines qui tapent à la portent et aimeraient bien travailler chez nous. »
Pour éclairer cette particularité, Bertrand Fouret utilise un exemple frappant : « Ils travaillent un week-end sur six chez nous, contre un sur trois en général et un sur deux à Clermont. En termes de qualité de vie, ce n’est pas négligeable. »Le développement de l’école de natation« Notre école de natation a bien marché. On a proposé un fonctionnement au trimestre alors qu’avant, il était annuel. Les gens s’y retrouvent car tous les enfants n’ont pas forcément besoin de venir une année complète. C’est à la carte et cela fonctionne. On a 150 enfants en moyenne. »Un toboggan qui fonctionne parfaitement L’été 2022 a été marqué par l’arrivée de deux toboggans et d’une aire de jeux. Mais le premier cité avait des problèmes de conception. L’Aquabulle a dû annoncer, sur ses réseaux sociaux, plusieurs fermetures. « Les gens étaient déçus, reconnaît Bernard Beaudon. Certains venaient d’un peu loin et se sont retrouvés face à un équipement fermé alors qu’ils étaient là pour en profiter. Au niveau de l’image, ce n’est pas génial. » Mais c’est désormais de l’histoire ancienne. Il a été changé en totalité pour le confort et la sécurité de tous. Et c’est une bonne nouvelle pour la fréquentation des lieux car, avec le toboggan, « on a facilement 100 personnes de plus sur la journée », conclut le directeur.
Nicolas Jacquet
Une journée à l’AquabulleL’an dernier, les travaux de mise en place des nouveaux équipements ont occupé l’espace extérieur de l’Aquabulle. Pour cette nouvelle saison estivale, les familles pourront passer la journée sur place. « On a des tables de pique-nique, précise Bertrand Fouret. Les gens vont pouvoir apporter une glacière et profiter de l’équipement toute la journée. En plus nous avons des tarifs très attractifs. Une famille de quatre personnes, deux adultes et deux enfants, peut passer la journée pour 12 €. » Baignade surveillée à la BageasseCette année, la baignade sera surveillée sept jours sur sept à la Bageasse, contre six avant. Parce que l’Aquabulle met à disposition l’un de ses maîtres nageurs sauveteurs.