Santé publique France alerte sur une année "exceptionnelle" pour la dengue en France
378 cas importés de dengue, 23 de chikungunya et six de Zika. C'est le bilan de la situation épidémiologique en France métropolitaine en 2022, dévoilé par une étude de Santé publique France ce mardi 11 juillet.
L'agence nationale s'inquiète de la viabilité du dispositif de surveillance actuel. Malgré ce dernier, la situation vis-à-vis de la dengue en France métropolitaine a en effet été "exceptionnelle en 2022".
Le nombre de cas en nette progressionLes transmissions autochtones, c'est-à-dire celles qui touchent des patients qui n'ont pas voyagé dans des zones où le virus circule largement, mais ont été piqués par un moustique infecté au contact d'un voyageur contaminé, ont été plus intenses avec un nombre élevé d'épisodes.
Le nombre de cas recensés pour la seule année 2022 est supérieur au nombre total de cas identifiés sur la période 2010-2021 (66 cas versus 48).
De nouvelles zones géographiques ont été concernées avec la survenue de six des neuf épisodes dans des départements, où aucun cas autochtone n’avait été identifié auparavant, dans le sud-ouest de la France et en Corse.
Transmissions maîtriséesLa transmission a été aussi plus précoce, avec deux cas ayant présenté des signes cliniques en juin au lieu de juillet pour les cas identifiés le plus précocement jusqu’à présent.
Le moustique-tigre, implanté en France métropolitaine depuis 2004, n'a cessé de s'étendre sur le territoire.
Les épisodes de 2022 ont mis le dispositif en tension en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
La surveillance instaurée en métropole depuis 2006 s’avère "efficace", selon Santé publique France, et les "mesures de contrôle mises en place lors de l'identification de cas ont permis jusqu’à présent de contribuer à limiter la taille des transmissions autochtones".
Accentuer sur la sensibilisationPour l'agence, les professionnels de santé doivent "être mieux informés du risque de transmission autochtone" de ces maladies.
La population doit aussi "être mieux sensibilisée à l’importance des gestes de prévention des piqûres de moustiques et de lutte contre les gîtes larvaires", et consulter un professionnel de santé en cas de syndrome pseudo-grippal au retour de zones de transmission.
Avec AFP