Disparition du petit Émile : pourquoi les battues s'arrêtent
Ils étaient 500 bénévoles à avoir spontanément proposé leur aide pour quadriller la zone dans laquelle le petit Emile, deux ans et demi, a disparu samedi 8 juillet. Deux jours durant, ils ont parcouru chaque recoin du hameau du Haut-Vernet et de ses alentours, sans succès.
On arrête les battues. On reste présent sur le terrain, on déploie des moyens spécialisés à la recherche de traces et d'indices et on répond au besoin de l'enquête judiciaire.
Remerciés sur Twitter par le préfet des Alpes-de-Haute-Provence, ils sont désormais persona non grata sur la zone, où les recherches se poursuivent ce mardi 11 juillet.
L'enquête entre en effet dans une nouvelle phase. Selon les autorités, si l'enfant avait été dans le périmètre initial de 5 km autour du hameau du Haut-Vernet, il aurait déjà dû être retrouvé. Commence donc mardi 11 juillet un dispositif "plus ciblé" et "sélectif".
Message vocal diffusé par hélicoptères"On ne perd pas espoir, on change le dispositif de recherche", a ainsi assuré Marc Chappuis. Selon BFMTV, un message de la mère du petit garçon a été diffusé par les hélicoptères mobilisés sur place, afin de rassurer l'enfant qui se cache peut-être.
Toujours selon nos confrères, une soixantaine de gendarmes est arrivée vers 8 heures du matin dans le secteur du Vernet.
Hier, une soixantaine de gendarmes, dont des renforts spécialistes du secours en haute montagne, un hélicoptère et un chien Saint-Hubert, à l'odorat très développé, étaient notamment mobilisés.
Des pompiers, dont certains spécialistes en recherche cynophile, sillonnaient hier les zones montagneuses, escarpées, parsemées de petits cours d'eau, pour retrouver l'enfant, qui, s'il s'est perdu, aurait déjà passé trois nuits et deux journées seul, sans boire ni manger, dans des conditions de chaleur difficiles.
Appel à témoinsLe parquet de Digne-les-Bains a lancé un appel à témoins pour retrouver le petit garçon dimanche 9 juillet au soir.
Il concerne "toute personne s'étant trouvé sur le secteur de la disparition samedi 8 juillet et toute personne ayant traversé le secteur pour se rendre à Bercelonnette et dans la vallée de l'Ubaye ou pour redescendre vers Nice, Grasse, Draguignan et Aix-en-Provence".
Émile est vêtu d'un haut jaune et d'un short blanc et porte des chaussures de randonnée. Une ligne dédiée à sa disparition a été ouverte, il s'agit du 04.92.36.73.00.