La belle saison des footballeurs
«Avec un effectif comme elle n’a jamais eu, de 280 licenciés, l’US Saint Victor a certainement connu sa plus belle saison », a affirmé le président Laurent Murat, lors de la dernière assemblée générale du club.
« De plus, l’équipe fanion va retrouver la 2 e division, un niveau ou elle a souvent évolué, et l’équipe réserve, grâce un concours de circonstances heureux, accède à l’échelon supérieur de la 3 e division. »
« Si on veut continuer, il nous faut de l’aide ! »« Mais, avec autant de licenciés, ça devient compliqué à gérer », a-t-il poursuivi. Un avertissement que le président du troisième club du bassin montluçonnais lâche avec sérieux.
L’école de football est labellisée, il y a des éducateurs pour toutes les équipes jeunes, l’assiduité à l’entraînement, les objectifs atteints, le sérieux, le fair-play des joueurs… Autant de propos positifs entendus ensuite et qui ne peuvent qu’encouragé les nouvelles recrues à signer pour la prochaine saison.
« Chez nous, on joue, on ne va pas chercher un enfant dans un autre club », a insisté Patrick Braud, qui ne cherche pas la performance mais plutôt le plaisir de jouer. « Et pas un enfant ne reste sur la tou-che. »
Cette vision du sport de masse est visiblement comprise par tout le monde et porte ses fruits. Comme la labellisation renouvelée de l’école de football. Le plaisir de jouer est même poussé jusqu’à la pratique du foot loisir tous les jeudis soir.
Avec des féminines du Montluçon FootPour preuve, Frédéric Gille, l’entraîneur de l’entente féminine Domérat- Saint-Victor, reconnaît « qu’il y a un bel état d’esprit, même si on sort rincé d’une saison difficile ».
Pour autant exaltant, ça ne pavoise pas plus que ça dans le rond central, même si la saison prochaine, les féminines du Montluçon Foot rejoindront l’entente féminine pour évoluer à l’échelon supérieur en régionale.
Alors que la pause des vacances sur les terrains est là, le staff se trouve devant une équation à résoudre avant la rentrée. Certes pas quitte ou double, ce n’est pas le genre de la maison. Continuer à grandir ou conforter l’existant ? De toute manière, la raison l’emportera à construire un club pérenne. Un licencié sur deux est mi-neur, ça compte !