Violences urbaines : Que va-t-il se passer après les incendies d'une école et d'une maison de quartier à Clermont-Ferrand ?
"C’est terrible, car les enfants vont manquer leur dernière semaine de classe et les familles ont été très choquées de voir leur école maternelle Philippe-Arbos partiellement brûlée", regrette avec amertume l’adjointe à la petite enfance, enfance, jeunesse et éducation, Cécile Audet.
La maison de quartier et l'école maternelle de Croix-de-Neyrat incendiées et saccagées à Clermont-Ferrand
Très rapidement, les parents ont reçu, par texto et par mail, un message leur indiquant que l’établissement scolaire était dans l’incapacité d’accueillir tous les élèves. Seules les familles qui n’avaient aucune solution de garde pouvaient laisser leurs enfants à l’école "car un des deux bâtiments n’avait pas été touché par l’incendie".
Dans les jours à venir, les services techniques de la mairie vont évaluer l’étendue des dégâts afin de pouvoir démarrer les travaux nécessaires le plus vite possible.
Une ouverture de l'école à la rentrée ?"Notre objectif est bien évidemment de pouvoir ouvrir l’école dès la rentrée en septembre, mais il est difficile pour l’instant de pouvoir l’affirmer complètement"
L'école maternelle Philippe-Arbos a subi un peu moins de dégâts. Seuls le bureau de la directrice et le hall de l'établissement ont été touchés. Le couloir principal est imprégné de suie.
Pour la Maison de quartier de Croix-de-Neyrat, les dégâts sont beaucoup plus importants, car cette infrastructure publique a été détruite par l’incendie."Cette maison de quartier existe depuis 27 ans et rend beaucoup de services aux habitants. D’ailleurs, quand je me suis rendue sur les lieux, j’ai entendu plusieurs personnes me dire “mais qu’est-ce qu’on va faire maintenant ?", relate Sondès El Hafidhi, adjointe à la politique de la ville et aux centres sociaux.
En effet, c’est dans ce lieu qu’il était possible, avec l’aide d’agents de la ville, de réaliser des démarches administratives. Plusieurs associations bénéficiaient également des différents locaux. Certaines d’entre elles, à l’instar des Pinceaux en liberté, y avaient même leur matériel.
"Les travaux de reconstruction vont être très longs. Nous allons devoir nous organiser et réorienter tous les services et les besoins sur d’autres maisons de quartier. Notre volonté est d’assurer la continuité le mieux possible et de ne surtout pas déserter le territoire", conclut Sondès El Hafidhi.
Texte : Stéphanie MerzetPhotos : Franck Boileau