Dix ans après sa création, le parc photovoltaïque du Gros-Chastang continue à rapporter gros à la commune
Voilà dix ans débutait l’instruction du permis de construire du premier parc photovoltaïque de Corrèze, sur 17 hectares, à Gros-Chastang, une petite commune de 190 habitants. Avec le recul, le maire Christian Madelrieux estime qu’aujourd’hui, il ferait « pas un mais deux parcs ».
Une manne financière exceptionnelleParce que la centrale, située à proximité du bourg, a changé la vie de la commune. « C’est une manne financière exceptionnelle. La location des terrains rapporte 78.000 euros par an et Tulle agglo qui perçoit les taxes d’énergie nous les reverse sous forme de dotation compensatoire, soit environ 40.000 euros », rappelle le maire qui multiplie les investissements.« On a créé la halle pour héberger cinq associations, on a aménagé le parc de la mairie, la Lande du cerf, on a aidé à l’installation de quatre agriculteurs pour développer les circuits courts, on a rouvert toute une zone humide… », liste l’élu.Investir les retombées économiques du parc sur la commune était une condition sine qua non à l’acceptation du projet par les habitants. « Pour moi, c’est la zone la plus impactée qui doit profiter des aménagements », précise celui qui a d’autres projets en vue.
Un parc qui vieillit normalementComment se porte ce parc ? « Il vieillit normalement. Il peut durer vingt-cinq à trente ans » souligne Richard Dupont, en charge du parc corrézien pour Engie Green. « On ne note aucune trace d’un vieillissement précoce du parc, indique-t-il. On a fait quelques remplacements de modules, c’est-à-dire de panneaux mais c’est normal. »Chaque année, le parc est survolé par un drone qui prend la thermographie (une technique qui permet de déterminer la température d’un objet, N.D.L.R.), ce qui permet de savoir si un panneau produit ou pas. S’il ne produit pas, nous faisons intervenir les sous-traitants en charge de la maintenance. »
Estelle Bardelot