Fédérale 3 : le CO Le Puy a gagné le droit de disputer un 8e de finale de championnat de France
Certains l’appellent « plantxot », d’autres parlent du « bout de bois », mais plus communément, on le désigne comme bouclier. Ce trophée, c’est ce dont rêvent les seize équipes encore en lice en Fédérale 3. Maintenant que ces formations ont décroché la montée en Fédérale 2, elles peuvent se projeter sur le titre de champion de France.
Le CO Le Puy fait partie de ce club des ambitieux. Les Ponots ont brisé la malédiction pour obtenir leur accession au 6e échelon du rugby français. Face à L’Isle-en-Dodon, ils se sont fait peur en glanant la qualification pour trois petits points sur la double confrontation (défaite 19-12, puis victoire 23-13). Mais, les Rouge et Noir ont largement dominé sur le match retour et le résultat était plutôt logique. Sans les 15 points oubliés au pied, l’affaire aurait même pu être pliée bien plus tôt. Ces échecs auront au moins permis de rendre l’instant encore plus beau par son scénario haletant.
L’euphorie s’est rapidement emparée de tout le monde, que ce soit les joueurs, les supporters, le staff ou les dirigeants. Il faut dire que les éliminations des années précédentes trottaient encore dans toutes les têtes. Les célébrations ont été à la hauteur de la performance. Rien de plus normal après avoir enfin atteint l’objectif. Mais, la saison n’est pas terminée. Et Samuel Cherouk n’a pas manqué de le rappeler à ses joueurs, quelques minutes avant que les premiers feux d’artifice soient tirés.
Grâce à leur succès, les Vellaves ont également décroché un ticket pour les 8es de finale du championnat de France. L’aventure continue et tous les rêves sont désormais permis. Certains doivent déjà faire le décompte dans leur tête. Plus que trois matchs à remporter pour disputer une finale historique.
Un adversaire indisciplinéCar c’est bien la grande nouveauté, à ce stade de la compétition. La qualification se joue désormais lors d’un match sec, sur terrain neutre. Un format que les partenaires de David Bastin n’ont pas eu la chance de connaître, lors des éditions précédentes. La découverte se fera dans la Creuse, du côté de Guéret, pour ce 8e de finale. Le COP défiera Bazas (Gironde). Une formation qui avait terminé en tête d’une poule composée exclusivement d’équipes de Gironde et du Lot-et-Garonne, grâce à ses 15 succès en 18 rencontres. En 32es de finale, les Bazadois disposaient des Béarnais de Sévignacq. Avant de renverser les Alsaciens d’Illkirch-Graffenstaden, pour atteindre ce stade de la compétition. Difficile pour les Copistes d’obtenir des informations sur cette équipe. Mais, ils peuvent noter que les Girondins ont fait preuve d’indiscipline pour leurs débuts en phases finales. Ils ont notamment récolté deux cartons blancs, quatre cartons jaunes et deux cartons rouges lors des trois derniers matchs.
De son côté, le COP a réussi à corriger ses défauts. En mettant plus d’agressivité dans les rucks et en soignant la technique de plaquage, les Ponots limitent le nombre de pénalités à leur encontre. En revanche, il faudra faire preuve de plus de réalisme pour ambitionner d’aller loin. Les cinq pénalités loupées et les occasions d’essais vendangées ne pardonneront plus désormais, face à ce qu’il se fait de mieux à ce niveau. Sans efficacité, il sera difficile d’exister.
Déplacement la veillePour se mettre dans les meilleures conditions, le déplacement sera fait la veille avec une nuit à l’hôtel. Un groupe élargi de 24 joueurs va être constitué puisque des incertitudes subsistent.
Afin de poursuivre l’aventure, les protégés de Roméas et Fraisse peuvent surfer sur la dynamique actuelle. Ils ont franchi un cap. La montée qui les fuyait a enfin été décrochée. Le CO Le Puy sait désormais qu’il est capable de rivaliser avec des formations du sud-ouest. Une performance qu’il faudra rééditer ce week-end, pour rallier les quarts de finale.
Lucas Jacquet