On vous dit tout sur les livres de poches que vous conseille de lire la rédaction
Parmi le foisonnement de sorties en livres de poche, lequel choisir ? Les journalistes de la rédaction vous proposent de découvrir ceux qu'ils ont aimés :
PolarReine rouge de Juan Gómez-Jurado. Des héritiers enlevés et assassinés si leurs richissimes parents n’accèdent pas aux exigences, qui ne sont pas pécuniaires. Pour arrêter ce tueur atypique, il fallait des enquêteurs qui le soient autant. La Reine rouge, sorte de “super police”, envoie sur la piste Antonia Scott, ni flic, ni criminologue, et Jon Guttiérrez, un policier suspendu. Un duo mal assorti qui doit agir dans l’ombre et en toute discrétion. Pas simple… La sortie en poche de ce polar vendu à 2 millions d’exemplaires précède le tome 2, Louve noire, en librairies depuis le 23 mars. (Pocket, 560 pages, 9,50 €).
Laëtitia Chrétien
Crise de la soixantaineMaman ne répond plus ! de Fabienne Blanchut. Des romans sur la « fameuse » crise de la quarantaine, vous en avez sûrement lus. Mais sur celle de la soixantaine ? C’est ce que propose Fabienne Blanchut dans « Maman ne répond plus ». Cette maman, c’est Zabou, qui vient de fêter ses 62 ans, entourée de son mari, de ses enfants et petits-enfants, sans oublier sa meilleure amie. Entourée, certes, mais écoutée ? Zabou n’en a pas l’impression, elle qui s’est consacrée à ses proches durant des années. Elle décide donc de fuguer, comme une ado. Histoire de mieux se retrouver.(MonPoche, 200 pages, 7,80 €)
Marion Chavot
BluffLes poupées d'Alexis Laipsker. Chez Laipsker, les assassins sont forcément des psychopathes particulièrement retors. Pour traquer le tueur des Poupées, l’auteur lance le commissaire Victor Venturi, un flic star, bourru et sur le fil, qui s’adjoint les services d’Olivia Montalvert, psychologue experte en criminologie. Un duo atypique certes, plus très original dans les polars, tant c’est pratiquement devenu la norme, mais qui fonctionne. Ajoutez au binôme un assassin au mode opératoire et au mobile machiavéliques, et vous obtenez un roman addictif. Ah oui, Laipsker est journaliste spécialisé en poker. Attention aux coups de bluff…(Pocket, 432 pages, 8,60 €)
Laëtitia Chrétien
SagaConfusion, d'Elizabeth Jane Howard. Dans le tome III de la saga des Cazalet, la guerre n’est pas finie. Et, en ce mois de mars 1942, au conflit mondial se superposent les différends au sein de la famille. Les jeunes Polly et Clary, chacune minée par le chagrin, sont attirées par Londres. Elles espèrent ainsi échapper à l’atmosphère pesante de Home Place, où le clan familial les considère encore comme des enfants. Cette partie des aventures de la famille so British se termine au printemps 1945. À la fin de la guerre, elle devra « repartir de zéro ». (Traduit de l’anglais par Anouk Neuhoff, Folio, 624 pages, 10,20 €)
Pascale Fauriaux
Liberté
Avant l’été, de Claudie Gallay. Elles sont cinq copines, inséparables ; elles ont 23 ans et prennent le temps de vivre et de voir venir l’avenir. Jusqu’à ce qu’une envie germe dans la tête de l’une d’elles, les entraînant toutes dans une direction qu’elles n’envisageaient pas. Présenter un défilé de mode pour la fête du printemps, c’est un peu fou comme projet, ça bouscule tout dans leur vie quotidienne ; ça suscite des rêves, ça crée des tensions, ça ouvre des perspectives, ça révèle des caractères… Un roman d’apprentissage et de liberté empreint d’une belle sensibilité aux détails et aux émotions. (Babel, 672 pages, 11,90 €)
Blandine Hutin-Mercier
Amour et violence
Impasse Verlaine, de Dalie Farah. « Le monde, la vie, les gens… Le réel, voilà ! C’est ça que je veux montrer. Je suis shootée au réel ». À commencer par le sien. Impasse Verlaine, c’est ce récit, puissant, perturbant, vibrant, d’une enfance à Clermont-Ferrand où l’amour et la violence s’entrelacent. S’écrasent, se brisent, se magnifient dans un tourbillon étourdissant dont on ne sort pas indemne. Dont Dalie Farah ne sort pas indemne. « Impasse Verlaine » est son premier, très remarqué, roman. Il en faudra deux autres « Le Doigt » et « Retrouver Fiona » pour dépiauter ce réel. (MonPoche, 238 pages, 7,70 €).
Cécile Bergougnoux