Une fillette kidnappée par son père près de Grenoble, l'alerte enlèvement déclenchée
"Suite à l'enlèvement ce matin à Fontaine de la jeune Eya par son père et un deuxième homme encagoulé, l'alerte enlèvement est déclenchée", a annoncé le procureur Eric Vaillant dans un communiqué, indiquant que "Tous les service de police en Europe et en Tunisie sont déjà prévenues".
Plus tôt dans la journée, le magistrat avait indiqué que la jeune fille avait été enlevée vers 8 h 15 pendant qu'elle marchait avec sa mère dans la rue, devant un établissement scolaire. Le père de famille "et un complice encagoulé" ont "gazé avec du produit lacrymogène la mère de la petite fille", avait-il détaillé.
Selon l'avis diffusé par le ministère de la Justice, la jeune fille, prénommée Eya, mesure 1m60, a les yeux de couleur marron, les cheveux longs (en dessous des fesses) et bruns.
Elle est de corpulence normale, décrite comme faisant plus âgée que son âge. Elle était habillée d'un "pantalon noir avec des petites fleurs blanches, une veste marron avec des manches blanches, de type veste de football américain" et portait des chaussures noires.
Le suspect, Khaled Sassi, père d'Eya, est un homme de 53 ans, avec des yeux marron, susceptible de circuler à bord d'un véhicule de couleur gris, une Peugeot de type 306 immatriculé AD-663-TF, a précisé le procureur de la République. Il portait un sweat marron/beige à capuche et un pantalon de survêtement.
Bloquées par un véhicule sur le chemin de l'écoleDans un témoignage au Dauphiné Libéré, la mère, 33 ans, a expliqué qu'elle se rendait à pied avec sa fille à l'école après avoir trouvé un pneu de sa voiture à plat pour la deuxième fois en deux jours.
Selon son récit, elles ont soudain été bloquées par un véhicule, à l'intérieur duquel elle dit avoir reconnu le père de l'enfant, âgé de 53 ans selon la police.
Pendant que le conducteur l'aspergeait de gaz lacrymogène, son "ex-mari a attrapé (l'enfant) par les cheveux et l’a fait monter de force sur la banquette arrière avec lui", a-t-elle encore affirmé, disant craindre qu'il ne l'emmène à l'étranger.
L'enfant, née en Tunisie où la mère était partie faire ses études et s'est mariée en 2012, a la double nationalité franco-tunisienne. La mère est rentrée en France avec sa fille en 2017, selon le Dauphiné Libéré.