Des retards récurrents pour les vols entre Clermont et Paris-Charles-de-Gaulle
Des retards d’une demi-heure à une heure, voire plus, qui se répercutent sur d’autres vols. Ces dernières semaines, les liaisons aériennes entre Clermont-Ferrand et Roissy-Charles-de-Gaulle (trois rotations quotidiennes) connaissent des ratés qui commencent à agacer les nombreux usagers de la ligne. Ce mercredi matin, par exemple, le vol au départ de Clermont prévu à 7 heures pour une arrivée à Charles-de-Gaulle à 8 h 10 n’est arrivé qu’à 9 h 17. Le départ a été retardé… en raison de l’arrivée de la veille plus tardive que prévu, relève avec dépit le président d’Objectif Capitales, Patrick Wolff.
L’association, qui œuvre pour une meilleure liaison de Clermont-Ferrand avec la capitale, tant ferroviaire qu’aérienne, n'apprécie pas ce qui s'apparente à une tendance fâcheuse. Le président interpelle donc les responsables d’Air France, à la manœuvre sur cette ligne, pour exprimer son désappointement et demander le respect de la ponctualité. Car ces retards, pour des passagers pour plus des deux tiers en correspondance, peuvent avoir de dommageables répercussions sur la suite du voyage.
Contacté pour une tentative d’explication, le service communication d’Air France n’a pas donné suite à notre demande.
L'enjeu des correspondances et d'une quatrième rotation quotidienneL’enjeu n’est pas mince, pourtant, ni pour les passagers et acteurs locaux ni pour la compagnie, dont les vols sur cette ligne affichent un fort taux de remplissage (80 %). De là à rétablir une quatrième liaison quotidienne, pour retrouver le niveau de service proposé avant la crise Covid ? "Le sujet est sur le bureau d’Air France mais pas au-dessus de la pile", indique Patrick Wolff. Cette quatrième liaison, à la mi-journée, permettrait notamment aux passagers de retour en matinée à Roissy, mais trop tard pour le vol de 9 heures, de ne pas patienter jusqu’à 17 heures ou 21 heures pour une correspondance vers Clermont.
La relance des Clermont-Orly toujours à l'étudeEn attendant, c’est bien la ponctualité des vols d’ores et déjà proposés que réclame Objectif Capitales. Tout en œuvrant toujours pour le rétablissement d’une liaison avec Orly, plus propice aux déplacements à la journée sur la capitale, et vice-versa.
Cette liaison avait été fermée en juillet 2020 par Air France, qui ne la rouvrira pas. Et la double tentative d’Amelia pour la reprendre s’est soldée par un double échec. Pour qu’un autre acteur s’engage, il faut quelques garanties, notamment un minimum de trafic sur lequel s’engageraient les entreprises locales. C’est ce à quoi travaille Objectif Capitales, tablant sur environ 60.000 passagers annuels, soit la moitié de ce qu’enregistraient les quatre rotations quotidiennes autrefois opérées par Air France.
Pour l’instant, une seule compagnie, Chalair, semble en mesure de relever le défi. C’est avec elle que les négociations sont engagées. Mais elle reste à convaincre, tous les éléments pour boucler une tentative de reprise n’étant pas encore réunis.
Patrice Campo patrice.campo@centrefrance.com Twitter : @patricelmt