Ex-président de la Sécurité sociale de l'Allier et d'Auvergne, le Bourbonnais Bernard Euzet est décédé
Bernard Euzet était un battant. Il est décédé à l’âge de 78 ans. Son parcours de vie en apportait une preuve irréfutable. Cette figure du Bourbonnais né en 1944 n’était pas du genre à baisser les bras dans l’adversité. Il n’avait d’ailleurs pas attendu bien longtemps pour être confronté aux dures réalités de la vie. Il n’a que 13 ans quand son père décède sous ses yeux. Sa mère lui confie la charge de l’exploitation familiale de 60 hectares située à La-Chapelle-aux-Chasses. Des fonds baptismaux tristement épiques. Mais qui permettront à Bernard Euzet de se forger un caractère trempé dans l’acier. Au service des autres.
Par le biais du syndicalisme, cet infirmier psychiatrique de métier mènera très tôt des luttes visant, disait-il, à changer la société. A 25 ans, il accède au poste de secrétaire départemental Force ouvrière (FO) des services santé de l’Allier, puis à celui de secrétaire régional.
Compagnon de route de Marc Blondel à FODans les années 80, il prend la présidence du conseil d’administration de la Sécurité sociale de l’Allier, puis accède à des responsabilités nationales au sein de FO. Il abandonne alors son métier d’infirmier. D’autres enjeux l’attendent. Il travaille activement pour amener Marc Blondel jusqu’au poste de secrétaire national de FO. Adepte des relations humaines de proximité, Bernard Euzet préférera faire, lui, le choix du local. Plusieurs fois réélu comme président de la Sécu de l’Allier, il occupera également cette fonction à la CRAM qui deviendra la CARSAT.Eternellement fidèle à l’Allier, très impliqué dans la vie locale et toujours soucieux du bien-être des gens les plus fragiles, Bernard Euzet fondera notamment l’Association pour le prêt d’appareillage aux malades paralysés (APAMP) et mettra toute son énergie au service des personnes handicapées de l’ESAT de Saint-Hilaire. Ses obsèques auront lieu mercredi à 10 heures en l’église de Trévol.
Antoine Delacou