La peinture envers et contre tout
Langeac. La peinture envers et contre tout. Pour sa dernière conférence de la saison, l’historienne d’art Anne Muller évoquera le peintre Gérard Garouste jeudi 25 mai, à 17 heures à l’auditorium du monastère Sainte-Catherine.
Le Centre Pompidou a rendu hommage en 2022 à l’artiste dans une rétrospective retraçant l’ensemble de son œuvre et de sa carrière. Né en 1946, membre de l’Académie des Beaux-Arts depuis 2017, Gérard Garouste a commencé sa carrière dans les années 1980, alors qu’il était de bon ton, dans le milieu de l’art contemporain, d’affirmer que la peinture était « morte » et de faire table rase de toute référence à la tradition artistique.
Prenant délibérément le contrepied de son époque, insensible à l’influence de la mode, il a construit patiemment et obstinément une œuvre picturale personnelle, originale, qui porte en outre la marque d’une existence marquée par la maladie mentale.
Car « le fou voit des signes et des choses que les autres ne voient pas. Je veux peindre ce qu’on ne dit pas », nous dit le peintre. Ses tableaux très colorés racontent des histoires souvent énigmatiques. Et s’ils sont déroutants, c’est pour obliger le spectateur à s’interroger pour trouver en lui-même ses propres réponses.
« Par la peinture, je raconte ce que l’étude m’a appris, par elle mon angoisse devient constructive, par elle, la Source peut vivre ». Fort de son expérience, il a créé en 1991 l’association La Source, aujourd’hui présente dans sept départements, dans le but d’aider les enfants en difficulté grâce aux pratiques artistiques. Le prolongement social qu’il donne à son œuvre est le fait d’un artiste généreux et lucide sur son temps.
Pratique. Hors abonnement au cycle d’histoire de l’art 2022-2023, possibilité d’assister à une conférence d’Anne Muller. Tarif unitaire de la conférence 20 €.