Pro B : Vichy-Clermont, dominé dans le combat, perd le quart de finale aller, à Châlons (89-75)
La JAV n’a pas refait le coup de Saint-Quentin de la saison dernière, où elle était repartie d’une salle Pierre-Ratte surchauffée avec une victoire dans ses valises. Le palais des sports Pierre-de-Coubertin, à Châlons-en-Champagne, n’avait pourtant rien d’un chaudron. Mais les Auvergnats y ont concédé la défaite (89-75), ce vendredi soir, face à un Châlons-Reims que l’on annonçait diminué mais qui s’est présenté sur le parquet avec son effectif au complet.
Au contraire, c’est la JAV qui a peut-être perdu l’un des siens pour la suite des play-off. Serge Mourtala s’est blessé au genou dans un duel avec Grismay Paumier au tout début du 3e quart-temps et a été contraint de quitter le terrain.
Un retour des vestiaires qui fait malUn retour des vestiaires douloureux qui a marqué le début de la fin pour les Auvergnats puisque Jean-Philippe Dally a marqué un tir primé dans la foulée, réalisant un premier écart significatif dans cette partie (53-41).
La troisième défense de Pro B a dominé la meilleure attaque. Et c’est dans les duels que Châlons-Reims a fait la différence. Un secteur a illustré ce qui a manqué à Vichy-Clermont, ce vendredi : celui des rebonds offensifs.
Pourtant, le Champagne Basket n’avait rien d’un épouvantail en saison régulière dans ce domaine. Mais ce sont bien ses joueurs qui ont fait la loi, glanant un nombre incalculable de secondes chances (qui ont coûté 17 points), à l’image du panier primé marqué par Keita juste avant le buzzer du 3e quart-temps, après 3 ballons successifs arrachés dans la raquette auvergnate !
Même sur lancer franc les Champenois sont allés chercher des shoots supplémentaires. Et ils n’avaient pas vraiment besoin de ces cadeaux, car les joueurs de Thomas Andrieux étaient bien assez adroits comme ça, comme en témoigne leur 9 sur 20 à 3 points en première mi-temps.
Une fois l’ascendant au score pris par leurs adversaires, les Auvergnats ont bien essayé de revenir par à-coups mais c’était trop désordonné pour faire peur à ces Marnais sûrs de leur collectif.
« On n’avait pas assez le couteau entre les dents »« Il y a un petit tournant négatif pour nous qui est le panier plus faute de Delaunay qui est pris sur une faute offensive. On était revenus à 9 points et ça pouvait faire -6. C’était notre petit momentum, on défendait un peu mieux. Mais c’est une mini-parenthèse dans le scénario du match », concède Guillaume Vizade.
En dépit des efforts de Tray Boyd, dans ses standards (23 points, 3 passes décisives) et de l’impact de Mamadou Guisse (14 points, 7 fautes provoquées), la JAV n’a jamais donné le sentiment de pouvoir renverser la table.
« On a été un peu trop tendres ce soir (vendredi 19 mai), on n’avait pas assez le couteau entre les dents, reconnaissait Charles Bronchard. Tous les petits ballons qui traînaient, c’est Châlons-Reims qui les a eus. On n’a pas assez agressé nos adversaires. »
Après cette défaite qui place son équipe dos au mur pour le match retour au Pierre-Coulon, le capitaine a pris rendez-vous. « On a tous levé la tête dans les vestiaires, on n’est pas abasourdis. On a déjà hâte d’être lundi pour montrer notre vrai visage », a promis l’intérieur de Vichy-Clermont.
Une certitude : le public sera là pour soutenir son équipe et l’aider à pousser le Champagne Basket à un troisième match dans cette série.
Les réactions
Guillaume Vizade (coach de la JAV). « C’est le bon match de Châlons-Reims qui fait que l’on est passé à côté. On a manqué d’expérience pour se livrer en complète intensité de manière organisée. Quelques joueurs ont eu des flashs d’intensité, mais ça manquait de cohérence. On ne peut pas faire de magie en produisant un match comme celui-ci. »
Thomas Andrieux (coach de Châlons-Reims). « C’est toujours important de gagner le premier match. On a fait un match plein, c’est une belle victoire d’équipe. Le retour des blessés nous a fait du bien. On a pris le pari de faire jouer Vincent Vent qui n’avait fait que des entraînements individuels. Le retour de Lamine Sambe était important aussi. »
À Châlons-en-Champagne, Olivier Rezel