Gédimat devient l'un des premiers point de collecte de déchets de chantier
" Tout cela est très nouveau et nos clients ne sont pas vraiment au courant…" Souriant, et bien conscient d’essuyer les plâtres du tout nouveau dispositif mis en place par le ministère de la transition écologique, Ludovic Lejeune, directeur de Boulard-Verdier, dessine les grandes lignes de ce nouveau service à destination des professionnels du bâtiment.
Un nouveau service ? Jusqu’ici les artisans se rendaient à la déchetterie professionnelle et payaient leur dépôt en fonction de leur volume ou de leur poids. Depuis le 1er mai, ils ont la possibilité de ramener leurs déchets de chantier dans l’un des bacs, mis à disposition par Gédimat, qui est affilié à l’éco-organisme Valobat. L’objectif, est, selon Ludovic Lejeune, de " limiter les décharges sauvages de chantier qui altèrent et polluent nos lieux de vie. "
Pour qui ? Ce service écoresponsable est à destination des professionnels du bâtiment. Ces derniers doivent télécharger l’application Valodépôt pour assurer la traçabilité de leurs déchets, qu’ils doivent lister avec précision. Au moment de leur arrivée chez Gédimat, le magasinier vérifie le contenu du dépôt avec sa reprise. Les déchets triés sont gratuits, en revanche les poubelles non triées sont facturées.
Quoi ? Les produits et matériaux de construction du secteur du bâtiment sont repris (gravats, métaux, plâtre, bois, plastiques rigides, huisseries vitrées). Attention, certains produits sont refusés. C’est le cas des déchets alimentaires, phytosanitaires, verts, pots de peinture, palettes, acide, amiante, souche de bois, batteries, piles…
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Financement ? Depuis le 1er mai, une ligne baptisée "écotaxe " s’est rajoutée sur la facturation des clients. Cette taxe, est également acquittée par le distributeur auprès de ses fournisseurs. "Celui qui fabrique, distribue ou importe un produit doit prendre en charge sa fin de vie. " Voilà pour le principe.Carole Eon