L’annulation de l’édition 2023 du Check-In Party signe-t-elle la fin définitive du festival ?
Un des principaux soutiens du festival, Éric Correia, s'est dit « très attristé » par l'annulation du festival. « Ça a demandé beaucoup d'énergie pour lancer tout ça. Et le festival avait fait son trou », commente le président de l'Agglo du Grand Guéret. Il regrette également que « les Creusois ne se soient pas plus déplacés au festival » puisque selon lui, ils représentaient moins de 5 % des entrées.
Des retombées économiques et touristiquesL'événement avait des retombées touristiques, même si beaucoup des festivaliers mangeaient et dormaient sur place au camping. Selon Éric Correia, elles s'élevaient à 750.000 euros (*), quand la participation de l'intercommunalité au budget du festival était de 50.000 euros.
"Ça amenait du monde dans la ville, indique pour sa part Thierry Pénicaud, le directeur de l'office de tourisme du Grand Guéret. Lors de la dernière édition, nous avions eu de la fréquentation à l'office de tourisme, notamment le samedi matin. Les gens recherchaient des activités à faire, des petites visites, des petites balades, des choses simples pour s'occuper. Ils recherchaient aussi des informations pratiques au niveau des bars et des restaurants. Mais ça restait très localisé, sur un week-end, les gens n'avaient pas beaucoup de temps à consacrer aux visites."
Les retombées en matière d'hébergement sont difficilement quantifiables même si on sait que les équipes techniques et les artistes étaient logés dans les hôtels de la région. "Il y avait aussi un intérêt en termes d'image pour le territoire", ajoute le directeur de l'office de tourisme.
« Prendre le temps de la concertation »L’annulation de l’édition 2023 signe-t-elle la fin définitive du festival ? Aucune certitude à ce stade. Contacté hier, Sébastien Chevrier, le cofondateur de l’événement, déclare vouloir « prendre le temps de la concertation ». Car il existe peut-être « un petit décalage » entre la proposition artistique « et les attentes de la population locale ». « On ne présage en rien de l’avenir et on verra si le contexte est différent en 2024 », a-t-il conclu.
(*) Selon un document présenté par un des organisateurs, Mayday Productions
Par la rédaction de Guéret