"Désolé, mais j'avais une dette de 1.000 euros" : le voleur d'or multirécidiviste dans le Cantal condamné
Jugé en comparution immédiate ce mardi 9 mai, au tribunal correctionnel d’Aurillac, pour vol par effraction et une série d’outrages, un habitant de Saint-Mamet-la-Salvetat a écopé de trois ans de prison ferme. Interpellé, puis placé en garde à vue samedi 6 mai, le prévenu, dont le casier judiciaire comportait dix-sept mentions, dont quatorze pour des faits similaires, a reconnu son implication.
Samedi, vers 10 heures, Mickael Apcher, s’est introduit par effraction chez un couple de Saint-Mamet en jetant une pierre pour briser la vitre de la salle de bains. Le système de vidéosurveillance dont est munie l’habitation a tout enregistré. La présidente Amandine Mallet résume la scène : "Là, vous mettez un pied sur le meuble placé devant la fenêtre. On a retrouvé la trace d’une semelle. Vous ressortez six minutes plus tard."
Plusieurs gendarmes victimes d'outrageLes images permettent aux gendarmes d’identifier un suspect. "Pendant la perquisition, vous outragez les gendarmes avec un langage fleuri et autres menaces." Un crachat vole aussi… En garde à vue, il aurait parlé du butin en ces termes : "De toute façon, l’or a été fondu, vous ne le retrouverez jamais." Le préjudice du cambriolage sera estimé le 5 septembre. Il s’agit de bijoux, de chaînes de baptême, "des objets qui, en plus de leur valeur matérielle, avaient une valeur sentimentale", commente la présidente.
"Je suis désolé, mais j’avais une dette de 1.000 euros à éponger, rétorque le prévenu. C’était un gars à qui je devais ça, il m’a retrouvé. J’ai même pas regardé ce que je prenais exactement, je lui ai donné, il a dit c’est bon y’a plus de dettes."
Le procureur Paolo Giambiasi a requis trois ans de prison, dont un avec sursis : "Monsieur cerne parfaitement le système judiciaire et met le tribunal devant des prétextes invérifiables. C’est un voleur sériel qui a fait l’objet d’une pluralité de condamnations, auteur de faits particulièrement désagréables et graves envers les gendarmes qu’il insultait jusque dans les couloirs de ce tribunal."
Mickael Apcher a finalement écopé de trois ans de prison ferme avec mandat de dépôt, "compte tenu de la gravité des faits et de son casier judiciaire", a statué la présidente. Il a aussi été condamné à payer au total 600 euros au titre des préjudices moraux aux deux gendarmes qui s’étaient constitués parties civiles.
Anna Modolo