Mathieu Amblard, capitaine de l'US Issoire : "La pression est sur Castelsarrasin" avant le 8e de finale retour de Fédérale 1
L'essentiel est acquis pour l'US Issoire, vainqueur de Castelsarrasin (28-23), l'un des gros calibres de ce championnat de Fédérale 1. Largement devant à la pause (25-8), les Issoiriens, usées par le paquet d'avants tarn-et-garonnais, ont peu à peu lâché du lest jusqu'à offrir, sur la sirène, une pénalité largement évitable. Une aubaine pour l'ouvreur de Castelsarrasin qui pouvait ramener les siens dans les clous du bonus défensif.
Pour espérer se qualifier en quart de finale, le capitaine Mathieu Amblard et ses coéquipiers devront au moins ne pas perdre par plus de 5 points d'écart, dimanche prochain.
Quel est votre premier sentiment à la sortie de ce match ?
Le premier mot qui me vient à l'esprit, c'est "déçu". C'est marrant parce qu'avant le match, on s'était dit que si on arrivait à gagner contre cette équipe, ce serait déjà bien. Mais vu qu'on leur donne des points faciles, puis ce bonus défensif... Au final, on fait tous la gueule. Après, si on prend un peu de recul, ça reste quand même un bon résultat et un bon score.
C'était quand même un gros morceau, notamment devant...
Oui, c'est très costaud devant, ils ont une grosse conquête. On attendait aussi leur centre, Robert Lilomaïava, très physique. Sur ce match-là, on l'a bien pris, on est monté fort le chercher pour éviter qu'il se lance. Et comme l'a dit le coach, Christophe Rodier, là-bas, ça va être la guerre, l'enfer (rires).
Il faudra être vigilant et qu'on essaie de faire une grosse entame parce qu'on s'attend à vivre vingt premières minutes en enfer.
Vous sentez qu'il y a la place pour faire quelque chose au match retour ?
Carrément ! Surtout que la pression est sur eux. Passer Issoire, ça doit être une formalité pour une équipe comme la leur. Nous, ce n'est que du bonus. Mais on ira avec des ambitions. Puis, je me dis qu'ils vont peut-être appréhender ce match retour parce qu'on les a quand même un peu remué aujourd'hui (ndlr : dimanche).
Surtout en première mi-temps...
On fait une super entame, ça fait plaisir. Mais la deuxième partie de la seconde période, c'est toujours aussi pourri. Je ne sais pas trop comment l'expliquer. C'est peut-être mental... On a beau se dire à chaque match, "attention à la deuxième mi-temps", on a toujours autant de mal.
Il faudra livrer un match complet au retour...
C'est ça. Il faudra être vigilant et qu'on essaie de faire une grosse entame parce qu'on s'attend à vivre vingt premières minutes en enfer. On s'est donné rendez-vous à l'entraînement dès mardi pour essayer de construire quelque chose qui nous permettra de ramener la qualification de Castelsarrasin.
Propos recueillis par Vincent Balmisse