Prix Goncourt des lycéens, Sabyl Ghoussoub vient à la rencontre de ses lecteurs à Aubusson
Mardi 2 mai, à partir de 14 h 30, Sabyl Ghoussoub rencontrera tout d’abord, des collégiens et lycéens creusois (1) au cinéma Le Colbert. Puis, à 18 heures, il dédicacera ses romans à la librairie La Licorne, à Aubusson (Creuse).
Né à Paris en 1988, dans une famille libanaise, Sabyl Ghoussoub tient la chronique littéraire « Quoi qu’on en lise » dans le quotidien francophone libanais L’Orient-Le Jour.
Révélé au grand public avec Beyrouth-sur-SeineDe 2011 à 2015 il a dirigé le Festival du film libanais à Beyrouth. En 2019, il a été commissaire de l’exposition « C’est Beyrouth » à l’Institut des cultures d’Islam de Paris. Il a participé à l’ouvrage Le Liban n’a pas d’âge 1920-2020 qui a été publié aux éditions Bernard Chauveau en novembre 2020. En 2018, il a publié aux éditions de l’Antilope Le Nez juif, puis Beyrouth entre parenthèses, mention spéciale France-Liban 2020.
Son nouveau roman, Beyrouth-sur-Seine (2), l’a révélé au grand public, un beau roman, largement inspiré par son histoire familiale, en forme de portrait de son père. C’est un livre qui éclaire, sous l’angle de l’intimité, souvent avec drôlerie et humour, la tragédie dans laquelle est plongée le Liban depuis des décennies.
Entre la France et le LibanAu-delà de l’histoire familiale, c’est toute la complexité déroutante de la guerre au Liban qui se décline. Sabyl Ghoussoub mène dans ces pages légères et profondes en même temps une quête d’identité dans laquelle il est question de l’exil, du déracinement, de l’immigration, de la crise identitaire.
Alors qu’en 1975 ses parents décident de vivre à Paris pendant deux ans, le Liban sombre dans un conflit sans fin. Comment vivre au milieu de tout cet inconnu parisien quand tous nos proches connaissent la guerre, les attentats et les voitures piégées ? Déambuler dans la capitale, préparer son doctorat, voler des livres semble dérisoire et pourtant ils resteront ici, écrivant frénétiquement des lettres aux frères restés là-bas, accrochés au téléphone pour avoir quelques nouvelles. Très vite la guerre pénètre le tissu parisien : des bombes sont posées, des attentats sont commis, des mots comme « Palestine », « organisation armée », « phalangistes » sont prononcés dans les JT français.
Les années passent, le conflit politique continue éternellement de s’engrener, le Liban et sa capitale deviennent pour le narrateur un ailleurs dans le quotidien, un point de ralliement rêvé familial. Le Liban, c’est la famille désormais.
1) Lycée Eugène-Jamot Aubusson, lycée Jean-Jaurès Aubusson, lycée Pierre-Bourdan Guéret, collège de Bourganeuf.(2) Beyrouth-sur-Seine, Éditions Stock (312 pages, 20,50 €).