Le clash Borne - Dupond-Moretti en conseil des ministres, Macron et Kohler en désaccord
Que serait la politique sans ses coups d’éclat, ses coups bas, ses coups tordus, ses coups fourrés… ? Parce que, comme dirait Edouard Philippe, "il faut faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux", le service politique de L’Express propose de vous immerger dans les coulisses du pouvoir grâce à un rendez-vous hebdomadaire, tous les jeudis, sur notre site Internet.
Viande saoule au Salon de l’agriculture
Les records ne sont pas toujours ceux qu’on croit… Ainsi, le Salon de l’agriculture peut se targuer d’avoir accueilli plus de 600 000 personnes, soit 100 000 de plus que l’année dernière. Première édition depuis l’année électorale de 2022, toute la classe politique nouvellement élue s’est déplacée Porte de Versailles pour caresser les vaches certes, mais surtout pour lever le coude. De l’aveu d’un organisateur à L’Express, "on n’a jamais vu autant de viande saoule dans les allées ! J’avais parfois l’impression d’être aux ferias de Bayonne. Les élus n’ont pas arrêté de boire, du matin jusqu’au soir". Et notre source, qui n’est pas à son premier SIA, loin de là, de marteler : "C’est la première fois que je vois autant de politiques ivres. Je n’en reviens toujours pas !" Boire ou faire la loi, il faut choisir ?
La divergence Macron-Kohler
Ces deux-là ne se quittent jamais, indissociables depuis le premier jour de l’aventure politique d’Emmanuel Macron. Pourtant, un sujet oppose le président et le secrétaire général de l’Elysée : la réforme des institutions. "Emmanuel a très envie d’avancer, Alexis pas du tout", raconte un ministre. Le chef de l’Etat prendra bientôt la parole sur la question. Mais qu’en sera-t-il des actes ?
Borne-Dupond-Moretti, clash en plein conseil des ministres
La scène s’est déroulée sous les yeux d’Emmanuel Macron, en plein conseil des ministres ce mercredi 8 mars. La ministre déléguée auprès de la Première ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, Isabelle Rome, explique comment renforcer l’imprescriptibilité du viol quand Eric Dupond-Moretti fait part de ses doutes et avance que la Chancellerie n’a pas été consultée. Elisabeth Borne interrompt "sèchement", dixit un présent, le garde des Sceaux pour préciser que les équipes du ministère de la Justice étaient présentes aux réunions. Le président ne dit rien, "mais c’était pire que s’il était intervenu", décrit un autre ministre.
Le garde des Sceaux fait bondir au Château
"Si c’est comme ça, je vais à l’Elysée et je démissionne !", a tonné Eric Dupond-Moretti mardi, lorsque Aurore Bergé, Sylvain Maillard et Franck Riester lui ont conseillé de s’excuser auprès d’Olivier Marleix après ses deux (trois ?) bras d’honneur à l’Assemblée. Il aurait été bien reçu… Après avoir été mis au courant de la scène par quelques députés Renaissance, les conseillers en communication du Château sont tombés des nues et le premier d’entre eux, Frédéric Michel, n’a pas caché sa colère. "Il a énervé en très haut lieu", confirme un pilier du groupe macroniste. C’est toujours rageant, les buts contre son camp…
Pour Ciotti, Estrosi-Hidalgo, même combat
Les malheurs d’Anne Hidalgo inspirent Eric Ciotti, qui veut se présenter contre Christian Estrosi à Nice aux prochaines municipales. Le président de LR, qui reproche au maire actuel sa gestion à la fois bling-bling et bobo, reprend dans ses tweets le hashtag #SaccageNice, alors que #SaccageParis a connu un certain succès sur les réseaux sociaux.