On a vu "Pour l'honneur" de Philippe Guillard, tourné en Corrèze : voici ce qu'on a aimé et ce qu'on a moins aimé
Présenté en avant-première à Brive et Meymac, le film Pour l'honneur de Philippe Guillard va parler aux habitants du département où il a été tourné l'été dernier. On a eu la chance de regarder le film ce mardi 8 mars. Voici ce qu'on a aimé et ce qu'on a moins aimé.
On a aimé cette ode au rugbyLe film de Guillard est une ode au rugby, « ce sport de brutes, pratiqué par les cœurs tendres », « un sport collectif, où tous les gabarits jouent ensemble ». Si dans la société tout court, on pouvait faire pareil…
Annabella dans les tribunes.
On a aimé reconnaître la CorrèzeOn a aimé la manière dont Philippe Guillard filme la douceur des paysages de la Corrèze, en recréant, de toutes pièces, un village du sud « idéal », avec un mélange de jolies vues de Meymac, Treignac, Uzerche ou Dampniat.
On a aimé les dialoguesOn a aimé la truculence des dialogues dans le film, son ambiance chaleureuse empreinte d’une belle humanité. Dans le contexte actuel, chargé d’une actualité déprimante, ce film très feel good est un petit rayon de soleil.
On a aimé la puissance du collectifLes comédiens sont heureux de jouer ensemble, les figurants corréziens aussi et ça se ressent. « Pendant le tournage, le collectif a pris tout son sens, note Phillipe Guillard. Ce qui se jouait en dehors du film, la fête du village le mercredi par exemple, a aussi porté le film. »
On a aimé la subtilitéOn a aimé la subtilité des « coups de hâche » comme les appelle Philippe Guillard. Ces moments où Marco Bianchoni livre dans les vestiaires les parcours terribles de ces déracinés et un plan sur le dos d’un enfant plein de cicatrices de coups de fouets. « Ce sont des parcours réels », confie le réalisateur.
On a moins aimé CabrelOn a moins aimé l’irruption de Francis Cabrel et Je l’aime à mourir, dans le bar des Bianchoni. Comme un air de comédie musicale qui nous a semblé arriver comme un cheveu sur la soupe.
Emilie Auffret et Dragan Perovic