À Aurillac (Cantal), quatre emplois supprimés avec la fermeture de Camaïeu
Pas de panneau ou d’affiche pour indiquer la fermeture du magasin Camaïeu d’Aurillac hier matin, mais toutes les clientes rencontrées sont informées. Que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans les médias, toutes ont appris le placement en liquidation judiciaire de Camaïeu entraînant la suppression de 2.600 emplois en France et la fermeture de 514 magasins, dont la boutique du centre-ville aurillacois, ce soir. « Je venais là depuis que ça a ouvert », témoigne Christelle, 46 ans.
Un soutien affiché par les clientesCette habituée est venue une dernière fois pour « faire le plein », raconte-t-elle, mais pas seulement. « Je voulais aussi montrer mon soutien. Ça m’embête vraiment pour les employées. » Interdites par l’enseigne d’évoquer cette fermeture avec la presse, elles étaient quatre salariées à faire tourner le magasin, succursale du groupe. Christelle n’est pas la seule à avoir témoigné de sa solidarité, le magasin est rempli et ce n’est pas un hasard. « Il y a pas mal de mots de soutien, témoigne Hélène, 55 ans. Elles étaient très agréables donc on leur souhaite bon courage. »
Les clientes regrettent la disparition d’un magasin incontournable dans le centre-ville d’Aurillac. « Camaïeu proposait des habits de qualité, dans un large éventail de taille, à des prix abordables », explique Christelle. Toutes soulignent le bon rapport qualité-prix. Emma, 23 ans, qui fréquente la boutique depuis « au moins cinq ans » appréciait de trouver des habits pour « toutes les générations ».
Pour elles, le magasin de Camaïeu va laisser un vide : « Des magasins comme ça, il n’y en a pas des masses à Aurillac », résume Christelle. Alors, elles en profitent jusqu’au bout : « Je vais revenir cet après-midi avec ma petite-fille », lance Huguette, 66 ans. Elles ont jusqu’à samedi soir, avant la fermeture définitive.
Mathieu Brosseau