Un rassemblement à Aurillac (Cantal) pour défendre le droit et l'accès à l'avortement
Ils et elles sont une trentaine à avoir bravé la pluie, mercredi en fin d’après-midi pour se réunir à l’occasion de la Journée internationale du droit à l’avortement, sur la place des Droits-de-l’Homme, à Aurillac. Organisé par le Planning familial, en compagnie du syndicat FSU, ce rassemblement était surtout l’occasion d’alerter sur l’accès à l’avortement.
« Il y a des zones blanches où il y a des problèmes d’accès, encore plus avec la fermeture des maternités de proximité », regrette Marie-France Banon, présidente du Planning familial du Cantal.
« On a peur que ce droit devienne de moins en moins accessible à cause du manque de moyens dans les services publics, note Émeric Burnouf, secrétaire départemental de la FSU. L’hôpital est sous tension, des services fermes… On serait plus serein avec des services qui tiennent la route. »
« Des ressources humaines et financières dédiées », c’est aussi l’exigence du collectif Avortement en Europe, les femmes décident, dont font partie la FSU et le Planning familial.
Rester vigilantsAu-delà de l’accès à l’avortement c’est aussi son droit qui mérite d’être réaffirmé, selon les organisateurs, dans un contexte international compliqué. S’il ne semble pas remis en cause en France actuellement, Marie-France Banon rappelle tout de même : « Quand on voit les attaques que subissent les plannings familiaux, sur tous les sujets, ça appelle à la vigilance. »
Pour renforcer ce droit, la présidente départementale du Planning familial s’est aussi dite favorable à son inscription dans la constitution. « Ce serait une avancée majeure et une vraie reconnaissance du droit des femmes à disposer de leur corps. »
Mathieu Brosseau