Comment le Syndicat de la Diege peut-il aider les collectivités et entreprises de haute Corrèze à faire des économies d'énergie ?
Voilà une bonne nouvelle pour les entreprises haut corréziennes. L’Agence de la transition écologique (Ademe) va déléguer au Syndicat de la Diège qui bénéficie d’un service dédié à la transition énergétique, une enveloppe de 2,7 millions d’euros afin d’étudier et de financer des projets d’installation de systèmes de chaleur renouvelable comme la géothermie, la biomasse, le solaire thermique ainsi que les réseaux de chaleur.
Une aide de 2,7 millions pour changer de mode de chauffage« Cela s’adresse à tous les établissements publics comme les collectivités, les établissements de santé… mais aussi les entreprises et c’est la nouveauté », explique François Estrade, responsable du service transition énergétique au Syndicat de la Diège. « On avait fait une étude pour voir quelles collectivités pouvaient être intéressées et on a eu une trentaine de demandes », ajoute-t-il.Car avec l’augmentation du coût des énergies, les communes cherchent à faire des économies. « Les communes ont des consommations importantes mais dont le coût restait supportable avant l’envolée des prix, indique François Estrade. Maintenant les factures de fuel par exemple doublent donc les communes envisagent de changer leur mode de chauffage et c’est là que le Syndicat de la Diège, qui est un acteur de la transition énergétique sur le territoire, peut les aider. »
Comment la ville d'Ussel (Corrèze) va-t-elle faire des économies d'énergie ?
Les entreprises aidées pour la première fois par le syndicatDans ce cadre-là, il va aller plus loin, en aidant aussi les entreprises. « C’est le souhait du syndicat parce qu’il y a une telle pression énergétique pour les entreprises que cela peut devenir très compliqué. C’est une nouvelle orientation que nous prenons, pour aider le tissu économique local », indique-t-il.Autre décision prise lors du comité syndical du 23 septembre dans le domaine de l’éclairage public, le syndicat a choisi d’avancer dès 2023 le coût des travaux d’amélioration énergétique qui sera ensuite remboursé, sur une période de 10 ans, par les communes. Une orientation là aussi pour aider ces dernières à réaliser des économies d’énergie.
Avancer l'argent pour les travaux sur l’éclairage public
« L’éclairage public représente environ 40 % des consommations d’énergie des communes. C’est conséquent et cela augmente (*). Or, les communes n’ont bien souvent pas la trésorerie nécessaire pour engager des travaux », résume François Estrade. Des travaux qui consistent pour la plupart à remplacer les ampoules à sodium par des leds, moins énergivores… « On espère rénover ainsi 700 à 800 points lumineux. On a aussi beaucoup de communes qui ont choisi de limiter, voire de couper l’éclairage. Comme certaines communes sur le territoire du Parc national régional (PNR) de Millevaches qui est Ciel étoilé. » François Estrade voit les mentalités évoluer. « Voilà 10 ans, les communes nous demandaient de mettre un point lumineux face à chaque maison. Maintenant, on nous demande d’éteindre. Sur le territoire, on est suréquipé en lampadaires (**). On en a même qui éclairent les champs, il y a donc des endroits où la réflexion est à la dépose… » (*) Le coût du Kwh a augmenté de 75 % entre 2018 et 2022 pour les communes éligibles au tarif réglementé de vente.(**) Le Syndicat de la Diège compte, sur son périmètre 44 lampadaires pour 100 habitants, contre 16 au niveau national.
Estelle Bardelot