L'Inclusive expose des portraits d'autrices à Ambert (Puy-de-Dôme)
À partir de vendredi 2 septembre et jusqu’à la fin du mois, les femmes seront à l’honneur au Jardin des anges, investi par L’Inclusive depuis juin. Le lieu accueillera en effet l’exposition « Littérairement encrées », florilège de portraits d’autrices, souvent militantes féministes, qui ont marqué leur époque.
Ces femmes, c’est Marie-Ange Poyet, créatrice de L’Inclusive, qui les a choisies pour demander à Antoine Bouraly de les dessiner. Le jeune artiste avait en effet déjà réalisé des portraits d’auteurs aussi emblématiques que London, Tolstoï ou Dostoïevski… Et c’est en voyant son travail que Marie-Ange a eu l’idée de lui demander des portraits de femmes cette fois.
Voir cette publication sur InstagramElles sont ainsi près de 90 à avoir été croquées à l’encre de Chine par Antoine. « Mais il en manque, assure Marie-Ange, il a fallu faire des choix, on ne pouvait pas mettre toutes celles que j’aime et que l’ai lue. » Le choix s’est porté sur de grandes figures de la littérature, mais aussi sur des femmes engagées, souvent militantes, féministes.
L’art est politique. Et cette exposition est pour tout le monde. L’Inclusive a pour but de faire de la culture populaire.
Antoine s’est rendu compte, en réalisant ce travail, que les autrices sont souvent victimes d’invisibilité : « Je me suis aperçu que je ne lisais presque pas d’ouvrages écrits par des femmes, confie-t-il. Mais pour cette exposition, j’ai lu des livres dont j’ai fait des illustrations en plus des portraits : J’aurais voulu être un escargot de Souad Labbize, Nœuds et dénouement d’Annie Proulx, Racleurs d’océans d’Anita Conti ou encore Le triangle et l’Hexagone de Maboula Soumahoro, une réflexion sur l’identité noire. »
À l'encore de chine« C’est Colette qui m’a fait entrer en lecture et en écriture, raconte quant à elle Marie-Ange. Andrée Léo, elle, s’est imposée comme journaliste au XIX e siècle alors qu’on lui refusait le droit d’exercer cette profession. Et puis, combien y a-t-il d’autrices au programme du bac ? » Autant de raisons qui ont motivé le choix de cette exposition, de ce travail qu’Antoine a réalisé en seulement deux ou trois mois. « Le nombre, c’est ma responsabilité, précise-t-il. Marie-Ange ne m’a pas imposé d’en faire autant. Un grand tableau regroupera 70 petits portraits, les autres sont en format A4. Et tous les portraits sont réalisés à l’encre de Chine plus ou moins diluée. C’est un médium aléatoire qui donne quelque chose de vibrant. »
Pratique - L’exposition est ouverte au 13 rue de la République, les jeudis, vendredis, samedis de 10 heures à 12 heures et de 15 heures à 18 heures. Vernissage vendredi 2 septembre, à 19 heures.