Gel des loyers des passoires thermiques : davantage de diagnostics effectués dans le Puy-de-Dôme
Les loyers des passoires thermiques sont désormais gelés. Depuis le 24 août dernier, les propriétaires des logements classés F ou G sur leur diagnostic de performance énergétique (DPE) ne peuvent plus augmenter leur loyer en cas de changement de locataire ou de renouvellement de bail.
C’est la conséquence directe de l’application de la loi climat et résilience adoptée en août 2021.
Hausse du nombre de demandes de DPEDans le Puy-de-Dôme, tous les logements ne sont pas exemplaires. Le département comptait, en 2021, entre 40.000 et 50.000 maisons individuelles classées F ou G, au plus bas, d'après les chiffres de l'agence nationale de l'habitat.
Ces maisons sont considérées comme des passoires thermiques. C'est-à-dire des logements si peu isolés que leur consommation énergétique dépasse les 330 kWh par m2 et par an, et que leurs émissions de gaz à effet de serre sont trop importantes.
Un exemple de classification dans le diagnostic de performance énergétique. Photo d'illustration.
Cette lettre, de A à G, figure sur le DPE. Cette petite étiquette de toutes les couleurs, qui va du vert au rouge, fournie lors du contrat de location.
L’administration française rappelle que ce document « doit être réalisé dans tous les logements », sauf s’il est occupé moins de 4 mois dans l’année.
Pour le réaliser, comptez entre 50 et 250 € selon les organismes. Et préparez-vous à un examen en détail de votre logement. « Quand on fait un diagnostic, on regarde le type de mur, l’épaisseur de l’isolation, la nature du chauffage, les fenêtres », énumère Marine Demuth, salariée d’un cabinet qui réalise des DPE, en citant quelques exemples. Car la liste est longue.
Depuis plusieurs mois, elle constate une augmentation du nombre de demandes pour réaliser ces diagnostics. Surtout, les particuliers cherchent des conseils pour mieux faire.
Quelques conseilsLa première recommandation concerne « l’enveloppe du logement ». Comprenez l’isolation des murs, du plancher et du plafond. « C'est la première chose à faire » lorsqu'un logement est mal noté. Ça implique d'isoler les combles, mais aussi les façades de la maison ou de l'immeuble.
Les propriétaires peuvent ensuite changer leurs fenêtres pour passer du simple au double, voire triple vitrage. Ils ont aussi la possibilité d'investir dans un chauffage plus économe en énergie, comme les pompes à chaleur ou le solaire thermique par exemple.
Pour tous ces travaux, « MaPrimeRénov’ » a été lancée par le gouvernement en janvier 2020. Une aide de plusieurs centaines, voire milliers d’euros, pour financer une partie des travaux de rénovation énergétique des logements. Le Puy-de-Dôme comptait entre 8.000 et 10.000 dossiers engagés en 2021.
Diagnostiqueur immobilier : un métier d'avenir dans l'Allier
Avec le plan France Relance, l’aide est élargie, depuis 2021, à tous les propriétaires, peu importent leurs revenus, occupants ou bailleurs, ainsi qu’à toutes les copropriétés.
De nouvelles mesures à venirEn janvier 2023, les logements qui consomment plus de 450 kWh par m2 et par an, c’est-à-dire les logements classés G, seront interdits à la location. Entre 2024 et 2025, les logements classés F et G seront progressivement retirés de la location.
L’objectif des pouvoirs publics reste le même : inciter les propriétaires de logements énergivores à rénover leur bien pour le rendre moins polluant.
Pratique. La liste des diagnostiqueurs certifiés est accessible ici.
Johan Maviert