Benier, artiste vichyssois expose peintures/dessins en série à la Maison Gamet à Arronnes (Allier)
Rétrospective. Ce n’est pas sa tasse de thé. Michel Benier, peintre, plasticien vichyssois préfère ignorer le mot qui sent trop la poussière et la nostalgie. Aussi, il a tout simplement nommé son exposition « Du vieux et du neuf ! ». Pas de chronologie. Même si l’artiste, depuis ses études aux Beaux-arts de Clermont-Ferrand, dans les années soixante, a expérimenté des techniques différentes : acrylique, gouache, craies, pastels et encre, sur toile ou papier etc.
Un double fil rouge humour/décalage, musique/BDSa série de créations exposées Maison Gamet, à Arronnes, retrace ses diverses périodes, mais avec toujours un double fil rouge humour/décalage, musique/BD. Car Michel Benier a travaillé comme dessinateur humoristique pour plusieurs magazines : Hara-Kiri, Lui, Kent (Italie) ou Rock & Folk.La musique, car il a joué du cornet à pistons, intégré la Fanfare des Beaux-Arts et joue dans le fameux Ktipietok Orchestar de Clermont-Ferrand, une fanfare iconoclaste et décapante.« La BD m’inspire depuis longtemps. Celle des années cinquante : Les pieds nicklés, Mandrak le magicien, Bibi Fricotin, Pim Pam Poum, etc. »
« Des supports curieux »
Dans cette maison Gamet se niche l’une de ses premières huiles de 1958 signée Michel. Ou bien un portrait vertical de Robert Devaux aux pastels et à la craie. Des petits fomats où se glisse la silhouette de Dali que Benier avait côtoyé, dans son adolescence, à Portlligat..Benier aime « les supports les plus curieux » : toile cirée blanche (portraits de musiciens) aux feutres acryliques noirs « que je gratouille ». Sa série poupées se compose de ces trouvailles dans les poubelles. L’artiste aime détourner les matières comme ce canevas ,mis sur l’envers, et rehaussé de carte à gratter en volume.
Exposition. « Du vieux et du neuf ! » de Benier jusqu’au 31 août. Vernissage ce dimanche 11 juillet à 11 heures. Maison Gamet à Arronnes. Ouverture vendredi, samedi et dimanche de 14 h 30 à 18 heures. Entrée libre.
Fabienne Faurie
Photos Julie de Solliers