Une équipe mobile de masseurs kinésithérapeutes libéraux, unique en France, intervient à domicile à Montluçon (Allier) et ses environs
Pour la deuxième année, le PETR Pays de la Vallée de Montluçon et du Cher, Montluçon Communauté, le conseil départemental de l'Allier et l’Union régionale des professionnels de santé (URPS) masseur kinésithérapeute Auvergne-Rhône-Alpes ont mis en place, avec l’accord de l’Agence régionale de Santé, une équipe mobile de masseurs kinésithérapeutes.
Des kinés à domicile et deux matinées à l'hôpitalPendant six mois Adrien Poinas et Camille Sabassier, deux jeunes diplômés de l’école de kiné de Saint-Étienne (Loire) va commencer à sillonner Montluçon et ses environs, dans un périmètre de 10 km, pour se rendre au domicile des patients.
Grâce à une convention avec le centre hospitalier Montluçon-Néris-les-Bains, Camille Sabassier va également travailler avec divers services deux matinées par semaine à l’hôpital public.
Une équipe qui pourrait monter à cinq professionnelsSi actuellement, les professionnels ne sont que deux, les collectivités, l’URPS et le centre hospitaliers souhaiteraient que trois autres kinés rejoignent l’équipe pour faire face à la demande et travailler dans des bonnes conditions.
Selon Gilles Chalot, représentant de l’URPS masseur kinésithérapeute Aura, cette équipe mobile de masseurs kinésithérapeute libéraux est unique en France.
« Elle répond à un vrai besoin en professionnels. Il y a quelques années, l’URPS avait demandé une étude pour identifier les besoins en Auvergne et la zone de Montluçon était ressortie comme étant en grande détresse. Cette action d’équipe mobile est envisagée comme un sas de pré-installation, sans obligation. Il y a un travail de réseau entre professionnels de santé pour aider ces kinés et favoriser leur intégration sur le territoire. Après la première opération, un kiné n’a pas hésité à s’installer en plein covid à Villebret. »
Deux diplômés enthousiastes et curieuxDe leur côté Adrien Poinas et Camille Sabassier se montrent enthousiasmés par le projet et curieux de découvrir le bassin montluçonnais, même si Adrien le connaît un peu, ses grands-parents et arrière-grands-parents étant de Montluçon.
Le couple apprécie les territoires comme Montluçon, proches de la campagne mais bénéficiant de nombreuses infrastructures
Une opération qui pourrait s'étendre à d'autres spécialitésL’ARS Aura est aussi très attentive aux résultats de cette opération. Elle a versé une aide financière de 50.000 euros. « L’ARS est très intéressée par cette idée de sas de pré-installation. Si ça marche pour les kinés, elle envisage de l’essayer avec d’autres spécialités », met en exergue Gilles Chalot.
Le conseil départemental a également accordé une aide à l’opération de 15.000 euros pour l’achat du matériel.