Que deviennent les chamois du Sancy équipés de GPS par les chasseurs du Puy-de-Dôme ?
En mars, six chamois vivant dans le massif du Sancy ont été munis d’un collier GPS, dans le cadre d’une étude scientifique menée par la Fédération de Chasse du Puy-de-Dôme. « Nous en avons huit. Il nous en reste deux à mettre. L’intérêt est de pouvoir suivre les animaux en direct sur une application et ainsi analyser leurs déplacements », détaille Théo Laffaire, recruté en service civique sur ce projet.
Un individu dans le Cantal, deux autres près de la CorrèzeLa moitié est restée dans le Sancy. Deux ont été repérés près de la frontière avec la Corrèze. « Le dernier est dans le Cantal, à 35 km de son lieu de capture. Il a parcouru cette distance en 5 jours en faisant une halte d'un jour au Mont-Dore, puis une autre de trois jours dans la réserve naturelle de Chaudefour », poursuit-t-il. Seul l'individu émet un signal géographique, mais il n'est pas exclu qu'ils soient plusieurs à avoir suivi le mouvement.
Il semblerait que les adultes aient chassé les jeunes nés l'année dernière à l’arrivée des nouvelles progénitures, en avril.
Localisation au 6 juillet des bêtes équipées dans le Sancy. Les couleurs correspondent aux différents secteurs de capture, en mars dernier. Le tracé suit les déplacements sur le territoire. Un carré noir signale un individu.
De nouvelles bêtes bientôt équipéesLe chamois est une espèce qui se disperse particulièrement, d'où l'intérêt d'étudier ses déplacements. La fédération prévoit de suivre 20 bêtes par an, sur cinq ans. Les colliers, censés tomber au bout deux ans et demi, seront remis sur d’autres animaux. Certains pourront être désactivés si les données sont jugées « inintéressantes ».
Les scolaires pourront localiser les chamois dès la rentréeL’autre objectif de cette opération est de mener des actions éducatives dans les établissements scolaires du secteur. La Fédération de Chasse départementale est en relation avec plusieurs écoles primaires, collèges et lycées pour réaliser des interventions à partir de la rentrée de septembre.
Lisa Douard