L’affaire du café Charbonnel du dimanche 9 juillet 1944
Guet-apens pour les maquisards
Nous sommes le 9 juillet 1944. Dans une camionnette stationnée dans la cour du café-restaurant Charbonnel (*), des miliciens, dont M. Thomine, feignent d'être des maquisards blessés. D'autres se font passer pour des chefs d'un maquis des environs. Les miliciens attendent que des personnes charitables les hébergent avant leur transfert à l'hôpital.
Les portes de la camionnette sont à peine ouvertes que les faux blessés se lèventL'un de ces miliciens est un copain de La Plaine, alors il met en confiance quatre habitants de La Plaine, Julien Louis Blanchet, 4 chemin Vicinal ; Marcel Bauculat, rue de la Foi ; Louis Tosolini, rue de la Foi, et Michel Védrine, rue des Vergnes. Ces quatre habitants du quartier sont en train de jouer aux cartes dans le café et offrent leurs services.
Les portes de la camionnette sont alors à peine ouvertes que les faux blessés-maquisards se lèvent et dégainent leur arme
Une fusillade éclate, Michel Védrine, 31 ans, grièvement blessé, décède quelques instants plus tard. Les autres, blessés, sont emmenés au siège du maintien de l'ordre, cours Sablon, et roués de coups jusqu'à évanouissement. Plus tard dans la soirée, ils seront « déposés » à l'Hôtel-Dieu pour être soignés. Quelques jours plus tard, ils seront déportés.
(*) En 2021, fin de la rue Rouvier et début de la rue du Château-des-Vergnes.