Nationale 3 : Rafael Sanson tourne la page de l'US Tulle Corrèze
Joueur, responsable technique des équipes jeunes, entraîneur, Rafael Sanson a tout connu sous le maillot de l’US Tulle Corrèze. Avec son départ du côté du BC Bavonne, près de Voiron, en Isère, comme cadre technique et entraîneur de l’équipe féminine de Prénationale, c’est une page de la vie de l’USTC qui se tourne. Une page qui s’est ouverte en 2004 quand à 17 ans Rafael Sanson débarque à Tulle en provenance du club du Lardin-Saint-Lazare où il a été formé.
Une montée en Nationale 2« L’entraîneur était Gaby Murzin. La première année, nous étions en Prénationale puis nous sommes montés en Nationale 3 avant une accession en Nationale 2 », se souvient-il. Rafael Sanson ne foulera pas les parquets de N2. Convaincu qu’il n’aurait pas beaucoup de temps de jeu à ce niveau, il retourne en Dordogne, à Gardonne, en Prénationale. Une saison avant de revenir du côté du Lardin. « Les dirigeants m’avaient proposé un emploi en service civique. J’ai entraîné toutes les catégories de jeunes. C’est là que commence le basket. J’ai pu aussi en parallèle passer mon brevet d’État », explique-t-il.
Salarié du club en 2014Après cinq saisons, Rafael Sanson est revenu en 2013 comme joueur à Tulle où ses qualités humaines et de meneur d’hommes sont appréciées. « En août 2014, je suis devenu salarié du club et j’ai continué à jouer en équipe première jusqu’en 2018 ». Dragomir Todorov, l’entraîneur, décide alors d’arrêter alors que le club est relégué en Prénationale.
Rafael Sanson, diplôme d’entraîneur fédéral en poche depuis 2016, prend alors sa succession. La première saison (2018-2019) se termine par une remontée en N3 après un match de barrage épique contre Bergerac. « Nous étions menés de 27 points avant de l’emporter. C’est un souvenir qui restera à jamais ».
Avec les garçons et les fillesLa première saison en Nationale 3 « était intéressante, même si elle a été compliquée ». La deuxième a commencé par 5 défaites avant l’arrêt de la compétition. « Nous avions recruté pour évoluer dans la même poule que la saison passée. Mais on nous a versé dans une poule plus forte. Le niveau était trop élevé pour nous », constate-t-il amer. Le samedi sur le banc avec les garçons, le dimanche au bord des parquets avec les filles en Prénationale.
J’ai vécu une grande épopée avec elles. C’est un groupe qui a peu bougé en six ans. Mon regret sera de ne pas les accompagner en Nationale 3.
Son autre grand regret a été de ne pas avoir continué à jouer 3 ou 4 ans de plus. « Je me suis mis au service du club » pour trouver une autre satisfaction que le jeu, la transmission auprès des jeunes du club.
Depuis 2014, Rafael Sanson a coordonné les entraînements des catégories jeunes et supervisé la formation des entraîneurs. « Voir les jeunes grandir, voir monter les générations, c’est une expérience très riche. Il faut savoir s’adapter et s’organiser », souligne-t-il. C’est avec « beaucoup de tristesse et de nostalgie » qu’il quitte l’USTC. « Il y a beaucoup de bienveillance dans ce club », assure Rafael Sanson satisfait du travail accompli - « je n’étais pas tout seul » - tout au long de ces années.
Frédéric Rabiller