Le Sommet de l'élevage, à Clermont-Ferrand, se prépare pour ses trente ans du 5 au 8 octobre
C’est peu dire que les organisateurs du Sommet de l’élevage, qui ont tenu, ce jeudi 8 juillet, une conférence de presse, sont dans les starting-blocks. Alors que l’édition 2020 devait permettre d’opérer une transition en douceur avant le grand saut vers le passage à quatre jours et l’arrivée tant attendue de la deuxième halle, prévus en 2021, la pandémie en a décidé autrement.
Après ce rendez-vous manqué, pas question de prendre le moindre risque pour l’édition de cette année, qui coïncide également avec le trentième anniversaire du premier salon d’élevage en Europe.
« Nous les encourageons à se faire vacciner »« Nous ne pouvons pas savoir où en sera la situation en octobre. Nous anticipons donc en préparant la mise en place du pass sanitaire pour les visiteurs. Ce n’est pas une nouveauté pour les éleveurs puisqu’aucun de leurs animaux ne peut partir de l’exploitation sans en être muni. Dans ce contexte, nous les encourageons à se faire vacciner », insiste Jacques Chazalet, président du Sommet et éleveur ovin dans la montagne thiernoise.
Le Sommet de l'élevage, à Clermont-Ferrand, entre dans une nouvelle ère en 2021 à l'occasion de ses trente ans
Au-delà de cette inconnue de taille, les préparatifs se déroulent normalement. « Au niveau de la commercialisation, cela se passe bien. Nous sommes déjà à un taux de 90 % par rapport à 2019 et il reste encore trois mois. Les exposants ne feront pas tous les salons agricoles cette année, mais nous faisons partie de la liste des heureux élus », se félicite Fabrice Berthon, le commissaire général.
Même son de cloche du côté des présentations animales. « Là aussi, nous faisons le plein avec, en point d’orgue, le National de la race aubrac et le concours européen de la race simmental », poursuit Fabrice Berthon, qui ajoute :
« Sur les exposants étrangers, nous enregistrons, pour l’instant, une très faible baisse autour de 10 %. C’est donc plutôt encourageant. »
La deuxième halle pour changer de dimensionLa deuxième halle et le passage à quatre jours vont permettre à la manifestation auvergnate de changer de dimension et de mieux accueillir les 100.000 visiteurs attendus.
« L’inauguration de la deuxième halle, d’une superficie de 10.000 m2, qui sera pleine, nous a permis de réorganiser l’ensemble de nos espaces d’exposition. Ensuite, grâce au jour supplémentaire, nous allons pouvoir étaler les flux et donc mieux les maîtriser », complète le commissaire général.
En plus des traditionnels espaces (machinisme, matériel d’élevage, etc.), cette édition 2021 verra l’émergence de nouvelles thématiques afin d’accompagner les mutations du secteur.
« La partie réservée aux énergies renouvelables se développe. On trouvera un espace transformation à la ferme, l’un de nos axes de développement pour les années à venir. Nous misons également sur le bio avec un parcours plus lisible qui facilite les rencontres entre exposants et visiteurs », dévoile Fabrice Berthon.
Création d'une application dédiéeDernière innovation majeure, le Sommet accélère sa digitalisation avec la création d’une application dédiée comprenant quinze fonctionnalités. « Elle est conçue pour permettre à notre communauté de rester en contact toute l’année. Mais le digital est un moyen de communication virtuel qui ne remplace en rien le rendez-vous annuel de la famille », théorise Fabrice Berthon.
Avec la venue pressentie du président Macron et de plusieurs ténors politiques avant la présidentielle de 2022, les discussions sur la mise en œuvre de la réforme de la PAC, l’édition 2021 promet d’être un rendez-vous incontournable à l’échelle nationale.
« Au-delà de ça, le Sommet est un carrefour de l’innovation, encore plus dans une période de trouble. Les agriculteurs savent qu’ils doivent changer. Ils viennent pour échanger, chercher des solutions et ensuite, cela mûrit. En ce sens, notre manifestation brasse les gens, les idées et favorise la transformation de notre métier », conclut Jacques Chazalet.
Dominique Diogon