Peu répandue dans le Puy-de-Dôme, l'ostéopathie aquatique soulage tensions et douleurs
Dans un bassin de balnéothérapie, la séance débute dans une eau à 34°. L’ostéopathe maintient la patiente en flottaison allongée sur le dos, la tête et les chevilles calées dans des flotteurs. Elle fait en sorte que le corps suive des mouvements d’oscillations en s’aidant de ceux de l’eau. Très lentement, ces mouvements amènent à une profonde détente.« L’eau chaude a des propriétés antalgiques permettant de diminuer la douleur et d’accéder, grâce à ces mouvements d’oscillations, à une profonde détente. Le patient va se trouver dans un relâchement tant mental que physique, facilitant la mise en œuvre des techniques d’ostéopathie », explique Coralie Coudert, ostéopathe.De surcroît, en l’absence de gravité, le corps se relâche davantage et la motricité va être plus importante du fait d’une amplitude des mouvements plus grande. « Dans l’eau, le corps ne peut pas mentir et laisse apparaître des restrictions, on observe mieux les zones moins mobiles par exemple », explique-t-elle.
« L’objectif de l’ostéopathie est de restaurer les mobilités du corps, qu’elles soient : articulaires, musculaires, circulatoires ou tissulaires… Ceci en utilisant différentes techniques. »
Dans l’eau, c’est le même objectif mais « on retrouve cette mobilité plus rapidement grâce au relâchement du corps et aux propriétés de l’eau. » Une articulation va être plus mobile et plus fonctionnelle. « En augmentant la mobilité, on augmente la récupération fonctionnelle. »
Douleurs intenses, chroniques, stress ou simplement pour du bien-être, l’ostéopathie aquatique est particulièrement recommandée aux patients très douloureux, aux femmes enceintes, aux enfants (*)…
Michèle Gardettemichele.gardette@centrefrance.com(*) L’ostéopathie aquatique est déconseillée aux patients souffrant de pathologie cardiovasculaire non stabilisée, de problèmes dermatologiques ou psychotiques…