Rééquilibrage des rôles
Les traditionalistes de tout poil, les gardiens auto-proclamés du code de la famille peuvent bien continuer leurs incantatoires combats d'arrière-garde. Ils prêchent désormais dans le désert. Débarrassée de ses carcans au doux parfum de naphtaline, la société française évolue et s'adapte à son époque. En profondeur et en douceur. Une bienveillance, une sérénité qui contrastent avec l'activité tellurique la traversant sur d'autres sujets plus éruptifs. Le mariage pour tous ne fait désormais plus débat. La PMA suit tranquillement le même chemin. Et il n'y a pas de raison que le combat de l'égalité homme-femme, qui jouit, lui aussi, d'un consensus grandissant, ne s'accompagne pas d'un rééquilibrage des rôles dans l'éducation des enfants. L'extension du congé paternité, avec sept jours obligatoires, est certes un pas dans la bonne direction. Mais celui-ci reste timide et insuffisant. L'Hexagone est encore loin de ce qui se pratique dans certains pays nordiques, exemplaires dans le partage des tâches lors des 1.000 premiers jours de l'enfant. Essentiels à son développement. Il est donc à souhaiter que ce ne soit qu'une première étape.
l'éditorial
Dominique Diogon