Quatre heures pour l'écrit de philo, mais une année entière pour décrocher son bac en Corrèze
Il y a un mois, Clément n’était pas serein. 10 de moyenne générale et « une taule en anglais. Je tombais à même pas 10 au bac en comptant le grand oral... Mais en un mois, j’ai eu plusieurs bonnes notes et je suis remonté à plus de 12 de moyenne. » A la veille de l’épreuve de philo, « je suis plutôt serein », glisse-t-il, soulagé.
Salomé aussi a fait ses comptes. « Même si j’ai 0 en philo et au grand oral, j’ai le bac. Pour la mention TB, il me faudrait deux super notes, mais si j’assure des bonnes notes, je peux passer de AB à B, ça me va. De toute façon, l’an prochain à l’Université, ils ne regarderont pas les notes du bac. »
Le bac grâce aux spécialités« En fait, quand tu as la moyenne dans tes spécialités, tu es quasi assuré d’avoir ton bac. C’est plus le contrôle continu qui a compliqué l’année. Là, on est quasi en vacances. Le thème, c’est plus de reprendre une vie presque normale », sourit-elle.
Alors, l’épreuve de philo ? Pour Clément, c’est réglé. « On n’a quasiment pas eu de cours, on n’a pas pu apprendre. Vivement le grand oral, je mise tout dessus ! Vu que c’est deux questions qui me passionnent, c’est hyper cool et plus facile ! Si je rate ma philo, ça ira pour mon bac ; le grand oral, je serais plus mal... »
Le grand oral en ligne de mireSalomé révisera un peu plus, mardi encore elle a suivi un cours particulier pour affiner « la méthodo ». « Le grand oral, reprend-elle, ça met un peu plus la pression. Si tu n’as rien à dire devant le jury, c’est gênant, d’autant que c’est toi qui as choisi tes questions, tu as pu approfondir tout le périmètre autour toute l’année. Si tu te loupes, tu peux plus culpabiliser. »
« Par contre, je n’aimerais pas être à la place des premières ; eux, ils n’ont pas le choix entre la moyenne et la note de l’examen, c’est bizarre qu’ils ne fassent pas comme pour la philo. Et pour ParcourSup, ils regarderont leurs notes de cette année. »
« Le nouveau bac, avec seulement la philo et le grand oral en présentiel, c'est presque plus facile que le bac français, estime Clément.
Blandine Hutin-Mercier