Affaire Julie Douib : réclusion à perpétuité pour un féminicide qui avait indigné la France
La présidente de la cour a également décidé de retirer à Bruno Garcia son autorité parentale sur les deux fils du couple, âgés aujourd'hui de 11 et 13 ans: "Cette mesure est destinée à protéger les enfants", a-t-elle souligné.
Ce féminicide, le 30e sur 149 en 2019 en France, avait suscité une vague d'indignation dans le pays, entraînant l'organisation par le gouvernement d'un sommet sur les violences faites aux femmes.
"Violence ultime"Reconnaissant que cette peine de perpétuité est "inhabituelle", la présidente a détaillé les motivations des jurés, précisant que "la violence ultime" de l'assassinat a été "suffisante" pour aboutir à cette condamnation, indépendamment des violences conjugales.
"Le risque de réitération des faits en raison de votre personnalité impulsive et vindicative" a également pesé, a-t-elle dit à Bruno Garcia-Cruciani, ajoutant l'absence de regret et le fait qu'il ait "revendiqué" son geste en prison.
Charlotte Beluet, l'avocate générale, avait justifié mercredi matin sa réquisition de la perpétuité comme "une façon de requérir la mort sociale".
"Il y a des hommes que l'on pense irrécupérables?""C'est ça la réponse de la société ?", s'était insurgé l'avocat de l'accusé, Me Camille Radot" Il y a des hommes que l'on pense irrécupérables ? Ces réquisitions, c'est un échec total de notre société", s'était-il emporté, dénonçant une "peine de haine".
Pointant sa dangerosité et les menaces qu'il avait proférées, Charlotte Beluet avait rappelé que de "nouvelles cibles existent" pour l'accusé avec le père de Julie Douib et le professeur de sport avec qui elle était en relation au moment de sa mort, à 34 ans, le 3 mars 2019.
AFP