Anaïs Podevin (Stade Clermontois) à la reconquête de son titre de championne de France
Une semaine cruciale dans la saison d'Anaïs Podevin. A partir de ce mercredi et jusqu'à dimanche, se tiennent les championnats de France de natation à Chartres. La nageuse du Stade Clermontois est engagée sur quatre courses : 200 m nage libre, 50 m dos, 100 m dos et 200 m dos, sa spécialité. Elle est prête à aborder ce rendez-vous.
« Je me sens en pleine forme. C'est une compétition qu'on a préparée. Physiquement et même mentalement, je suis au top. »
« L'objectif, c'est de conserver mon titre au 200 m dos »Championne de France du 200 m dos l'hiver dernier, Anaïs Podevin a fait de cette course son objectif phare de la semaine à Chartres. « Sur le 200 m dos, le but est de conserver mon titre, avec un chrono encore meilleur que ce que j'ai pu faire cette saison. Se rapprocher le plus du 2'12", ça serait vraiment le top. Sur le 100 m dos, qui est ma première course du championnat, j'aimerais améliorer mon chrono aussi et mettre un pied en finale A. Il y a un bon niveau mais je pense que c'est faisable. Le 50 m dos, ce n'est pas ma spécialité. L'objectif , ce serait une finale B. Et sur le 200 m nage libre, je n'ai pas d'ambition particulière parce que ce n'est pas du tout ma spécialité. Juste prendre du plaisir et puis voir ce que ça peut donner, on verra si il y a des finales ou pas. »
« Je prends vraiment jour après jour »La nageuse clermontoise disputera une course par jour (qualifications + finale s'il y a) jusqu'à dimanche. Un rythme conséquent et épuisant pour le corps. D'autant que son rendez-vous phare, le 200 m dos, n'arrive que le dernier jour de compétition (dimanche). Important donc, de savoir gérer cette semaine, physiquement et émotionnellement.
« Il faut avoir de l'endurance quand sa course se déroule en fin de championnat. Pour ma part, je prends vraiment jour après jour. Je commence par le 100 m dos donc pour l'instant je me focalise surtout sur le 100 m dos, même si il y a toujours une petite pensée sur le 200 m et sur les autres courses. Chaque jour, on doit vraiment bien récupérer pour pouvoir enchaîner. Et pouvoir performer jusqu'à la fin du championnat. »
Une première année réussie au Stade ClermontoisEn quête d'un nouveau club, la nageuse a décidé de poser ses valises en Auvergne l'été dernier, plus particulièrement au Stade Clermontois. Une décision qui s'est avérée payante.
« Lors d'une compétition, j'avais un peu observé ce club (le Stade Clermontois) pour découvrir le groupe et je voyais qu'il y avait vraiment une super ambiance. Les nageurs avaient mon niveau, ils avaient mon âge. Et puis, ça m'intéressait vraiment de nager avec Bruno (Verweirde). C'est un petit club mais qui propose du haut-niveau aussi. Pour moi, tous les voyants étaient au vert pour venir à Clermont. [...] Cela va faire un an quasiment jour pour jour que je suis au club. »
« Ca m'intéressait vraiment de nager avec Bruno (Verweirde). C'est un petit club mais qui propose du haut-niveau aussi. Pour moi, tous les voyants étaient au vert pour venir à Clermont. »
« J'ai vraiment pulvérisé mes chronos »Sous le coaching de Bruno Verweirde, Anaïs Podevin a progressé de manière fulgurante en quelques mois, glanant son premier titre de championne de France du 200 m dos cet hiver.
« J'ai senti très rapidement la progression. Quand je suis arrivée à Clermont, il y avait cette histoire de premier confinement où on n'avait pas nagé pendant 3 mois. Donc il a fallu reprendre les appuis, les repères et au final, c'est revenu très vite. Début août, on a fait une compétition interne, et j'ai quasiment égalé mes meilleurs chronos. Je me suis dit que, visiblement, la forme était vite revenue. On a commencé le travail jusqu'en décembre où il y a eu les championnats de France et où j'ai eu mon titre. [...] On a continué à travailler, c'est pour ca qu'il me tarde de voir ce que je peux donner dans l'eau cette semaine. »
Jason Cotard