Départementales : Claude Bonnefoy et Martine Meunier candidats du RN sur le canton de Saint-Georges-de-Mons (Puy-de-Dôme)
Qui sont-ils ?
A 46 ans, Claude Bonnefoy est opérateur chez Aubert & Duval, aux Ancizes, depuis une vingtaine d'années. Encarté au Rassemblement national (RN) depuis cinq ans et engagé pour la cause des handicapés notamment à travers une association d'handisport, il était candidat aux élections municipales à Combronde (Puy-de-Dôme), en 2020, sur la liste emmenée par Patrick Laparrat (*).
Sa binôme Martine Meunier, 61 ans, a elle aussi déjà participé à une campagne électorale, en 2015, aux élections départementales, sur le canton de Chamalières (Puy-de-Dôme). Cette cuisinière de profession, en recherche d'emploi, habite Saint-Quintin-sur-Sioule depuis deux ans. Elle adhère au RN depuis 25 ans, et figure au sein de l'équipe puydômoise du candidat aux élections régionales Andréa Kotarac (RN).
"RN de coeur depuis des dizaines d'années", ils portent donc les couleurs du parti de Marine Le Pen aux élections départementales sur le canton de Saint-Georges-de-Mons. Leurs suppléants ? Ericka Alves, 65 ans, retraitée, et mère de Claude Bonnefoy ; et Gilles Michot, 65 ans, retraité chaudronnier, ancien compagnon de Martine Meunier.
Pourquoi sont-ils candidats ?Tous deux se disent "révoltés par les injustices permanentes", qu'elles soient professionnelles, sociales, territoriales... "On veut changer tout cela, il n'y en a que pour les uns et jamais pour les autres, il y a trop de différences", déplore le duo, marqué par "une rencontre récente à Gimeaux avec une dame de 79 ans qui fait toujours des ménages à Riom car sa retraite ne lui suffit pas pour vivre. On veut redonner de la dignité à ces personnes !"
Leurs ambitions pour le canton ?Les idées ne manquent pas. Ils le reconnaissent, beaucoup sont issues du programme de Marine Le Pen, à l'instar de la réhabilitation des bâtiments abandonnés "comme autour du lac des Fades", de l'attention portée aux plus de 50 ans "dont personne ne veut professionnellement"... "On portera tous les engagements de Marine Le Pen, on a signé pour cela", dit Martine Meunier.
Ils déplorent aussi le manque de solidarité et de services de proximité. "On veut réhabiliter la campagne, pas donner de l'argent à tour du bras, faire du bon social", disent-ils, sans décrire la façon d'y parvenir. Plus localement, ils se positionnent contre l'installation de Chimirec à Queuille, veulent soutenir la Ressourcerie à Saint-Georges-de-Mons, aimeraient davantage d'animations pour les adolescents ou les personnes âgées dans les villages, défendent le tourisme, la sécurité, veulent améliorer l'état des routes... Toutes ne relèvent toutefois pas des compétences du Département. "Mais on peut inciter ou accompagner les maires à le faire", affirment-ils.
(*) Suite à la candidature de Claude Bonnefoy, Patrick Laparrat a tenu à réagir pour rappeler que la liste qu'il emmenait en 2020 à Combronde était "sans étiquette" et que "les choix politiques de chacun de ses membres sont individuels et ne sauraient en aucun cas engager politiquement ou socialement les autres membres".
28 communes et 18.844 habitantsLe canton de Saint-Georges-de-Mons est composé de 28 communes : les Ancizes-Comps, Beauregard-Vendon, Blot-l'Église, Champs, Charbonnières-les-Vieilles, Combronde, Davayat, Gimeaux, Jozerand, Lisseuil, Loubeyrat, Manzat, Marcillat, Montcel, Pouzol, Prompsat, Queuille, Saint-Angel, Saint-Gal-sur-Sioule, Saint-Georges-de-Mons, Saint-Hilaire-la-Croix, Saint-Myon, Saint-Pardoux, Saint-Quintin-sur-Sioule, Saint-Rémy-de-Blot, Teilhède, Vitrac, Yssac-la-Tourette. Il compte 18.844 habitants.Trois binômes candidats sur le cantonPour le Rassemblement national, Claude Bonnefoy et Martine Meurnier (suppléants : Gilles Michot et Ericka Alvès) ; divers droite, Corinne Parant et Julien Perrin (Corinne Coupas et Alain Espagnol) ; pour l'Union départementale de la gauche, Grégory Bonnet et Clémentine Raineau (Didier Manuby et Valérie Caudrelier Peynet).
Arthur Cesbron