Condamné pour des violences et des menaces sur son ex-conjointe, à Clermont-Ferrand
« Rien ne vous autorise à vous montrer violent. C’est clair pour vous ? »Le prévenu, bras croisé face au tribunal, opine d’un bref coup de tête. Les violences envers son ex-conjointe, ce quinquagénaire ne les reconnaît que partiellement.
Il admet l’avoir attendue, ce 22 octobre 2020 au matin, sur le parking d’un immeuble, alors qu’elle se rendait chez un ami. Mais pas les coups dont on l’accuse.
Des traces de violence à la tête« Je l’ai seulement secouée avec la main gauche », se défend-il. Photos et certificats médicaux attestent pourtant de plusieurs blessures au niveau de la tête de la victime. Le prévenu, qui vivrait très mal la séparation avec la mère de ses quatre enfants, est aussi poursuivi pour l’avoir harcelée, menacée de mort et pour avoir dégradé à de multiples reprises son véhicule.
« Le but de tout ça, c’est de l’empêcher de vivre, car il ne supporte pas qu’elle ait un autre homme », estime la procureure, qui demande 15 mois de prison assortis d’un sursis probatoire de deux ans.
« Aujourd’hui, ma cliente n’en peut plus, elle est dans une situation de détresse. »
Me Anne-Lyse Morel, avocate de la victime
« J’entends beaucoup parler de la souffrance de madame, mais je voudrais aussi vous parler de la souffrance d’un père », nuance Me Michel-Antoine Sibiaud en défense. « À chaque fois qu’il veut voir ses enfants, il y a des difficultés, il se heurte au même mépris. »Il demande pour son client une peine qui « ne l’envoie pas dans le mur ». Celui-ci est condamné à neuf de prison assortis d’un sursis probatoire de deux ans.
Tél. 3919. Les femmes victimes de violences peuvent contacter ce numéro d'urgence, gratuit et anonyme, accessible 7 jours sur 7.
Olivier Choruszko