Faut-il reprendre les championnats ? (3/3) L'avis de clubs puydômois
Arnaud Marcantei (Football/entraîneur de Chamalières, N2)
« Là, le huis clos, les tests PCR, il n’y a aucun plaisir »« Je préférerais qu’on s’arrête, faire une saison blanche »« Je serais pour une saison blanche »Cyrille Daulat (Football/entraîneur de Romagnat, D1)
« La reprise, je la vois compliquée »« On pourrait faire des petits tournois sur un week-end »« Pourquoi pas organiser des tournois ou une coupe ? »« Je souhaiterais que la saison puisse se terminer mais pas n’importe comment. S’il y a un troisième confinement, nous ne pourrons pas nous entraîner avant le mois de mars. Sachant qu’il nous faut un mois de travail complet pour pouvoir rejouer, cela voudrait dire que le championnat ne pourrait redémarrer avant avril. Je ne vois pas comment la saison, dans sa version habituelle, pourrait arriver à son terme. Mais pourquoi pas organiser des tournois ou une coupe ? Cela permettrait d’avoir une carotte au bout du bâton pour tous nos licenciés et nos bénévoles. Car pour eux, la situation devient très compliquée à gérer moralement. Il ne s’agit pas seulement de sport et de compétition. La vie de club c’est aussi et avant tout du lien social. »
« Il ne faut pas reprendre pour reprendre »
Jérôme Mialon (Volley-ball/entraîneur de l’US Issoire, NF3)
« Je milite pour des formules sportives qui optimiseraient la fin de saison »Ludovic Sozedde (coach du Clermont Basket, NM3)
Clermont Basket aimerait pouvoir reprendre avec un championnat et un calendrier repensés (Photo Fred Marquet)
« Je suis persuadé qu’on va vers une nouvelle saison blanche »« Autant que possible, oui, c’est-à-dire dans la mesure où on protège la santé des joueurs et on assure l’équité sportive. Le jour où on rouvre le gymnase, je sais que mes joueurs seront là ; ils n’attendent que ça. Mais il serait inconscient pour une reprise sans risques qu’on ait une préparation de 15 jours. On est des amateurs qui n’ont pas fait de basket depuis octobre. Il faut un mois. Donc des gymnases qui rouvrent début mars au plus tard. Ensuite, une saison sous quelle formule ? Sous sa forme actuelle, on n’a pas le temps. On peut, en revanche, calculer sur des critères sportifs qui méritent, par exemple, de jouer sous forme de play-offs. Car il faut des critères équitables pour tout le monde. Nous, par exemple, sur la phase aller, on se déplace chez tous les gros. Mais de toute façon je suis persuadé qu’on va vers une nouvelle saison blanche. Sans doute la solution est-elle de faire des matches entre nous qui ne comptent pas mais qui font jouer au basket et préparer le mieux possible la rentrée de septembre. »
Marie-Anne Docher (Basket-ball/coach du BB Cournon, NF2)
A Cournon, l'entraîneur ne peut s'empêcher aux nombreux risques inhérents à une reprise après un si long arrêt. (Photo Fred Marquet)
« Je suis mitigée »« En fait, il y a l’intérêt général et l’intérêt « personnel ». Pour la survie du sport amateur, des clubs, pour redynamiser, redonner goût aux ados de revenir dans un gymnase, plus tôt on reprend, mieux c’est. Pour l’intérêt personnel surtout sportif, reprendre après 6 mois d’arrêt, être dans un « accordéon », ne pas avoir d'équité, laquelle n’était déjà pas là en septembre-octobre, c’est compliqué et également risqué. Personnellement, je suis mitigée. Je pousserais au oui il faut reprendre, au sacrifice de mes joueuses, là je parle du risque physique, voire au risque de descente de l’équipe, de bousiller cette saison, la suivante et le projet sportif du club, dans l’intérêt du sport amateur et afin de ne pas faire une deuxième saison blanche de suite. Remettre un peu le pied à l’étrier pour les joueuses, les arbitres, les OTM, le public, les dirigeants serait important pour le sport amateur et le club, recréer un lien général. Mais un oui à certaines conditions dont l’absence du huis clos pour le lien social et l’économie du club ».