Jonathan Iglesias (Clermont Foot) : «Il ne faudra pas se la raconter et rester humble !»
Comment se sont passées les fêtes pour vous ?
Simplement, avec les miens et des amis que j’appelle « ma famille française ». Des gens auprès de qui je suis proche depuis mon installation à Clermont. On est restés au calme, surtout dans le contexte actuel. C’est de la responsabilité de chacun de faire attention.
Cinq jours, c’est court…
Oui, cela passe tellement vite ! On aurait aimé que cela soit un peu plus long. Personnellement, j’ai eu l’impression d’avoir coupé deux jours (rire). Mais ce qui est pris est pris. On a rechargé nos batteries. On en avait besoin car on bataille depuis six mois.
Depuis le stage au Chambon-sur-Lignon (en juillet, ndlr), j’ai senti que la mayonnaise allait prendre
En quoi le groupe vous a-t-il étonné ?
Depuis le stage au Chambon-sur-Lignon (en juillet, ndlr), j’ai senti que la mayonnaise allait prendre. Les gars ont su assez vite tourner la page de la saison arrêtée, même si cela nous a forcément ennuyés. On en a parlé à la reprise et puis on est reparti ! Ce que je retiens, c’est d’abord et avant tout la solidarité du groupe. C’est sa force. On le voit sur le terrain, mais aussi en dehors.
Si vous pouviez changer un match de la première partie de saison, ce serait lequel ?
Pour moi, Niort, sans hésitation (défaite 1-0). On avait fait un très bon match et on le perd à dix contre onze. Jordan (Tell) avait été exclu sévèrement. On n’a pas concrétisé nos occasions, même en infériorité numérique. C’est dommage car il y avait trois points au bout.
«On est dans le dos des premiers»Et Troyes non (défaite 2-1) ?
Troyes, c’est autre chose. Bien sûr, on nous refuse deux buts et cela pèse très lourd à la sortie. Mais ils avaient été meilleurs que nous en première mi-temps. Et ils avaient pris logiquement l’avantage. Alors qu’à Niort…
Les deux victoires (Paris FC et Châteauroux) avant la trêve valent chères aussi...
C’est clair ! Elles nous permettent de rester tout en haut du classement, dans le dos des premiers.
C'est un match clé qui arrive. Si Grenoble l’emporte chez nous, on sera à 7 points… Mais si on l’emporte, on recolle. On a conscience de tout cela
Et le premier, Grenoble, il va débarquer au Montpied dans une semaine…
Oui, c’est un match clé qui arrive. Si Grenoble l’emporte chez nous, on sera à 7 points… Mais si on l’emporte, on recolle. On a conscience de tout cela.
En quoi le Clermont Foot de cette année diffère-t-il de celui de la saison passée ?
On est plus efficaces cette année. Peut-être que le jeu était plus léché la saison dernière – c’est ma sensation – mais là, il y a beaucoup de solidarité et à la sortie, on est plus efficace. C’est très important pour avancer.Pour Jonathan Iglesias, la solidarité est l'une des grandes forces du Clermont Foot, cette saison. Photo Franck Boileau
La saison passée, vous aviez réussi une longue série. C’est encore possible ?
Bien sûr ! On avait attaqué fort à la reprise. On espère refaire la même chose. Cela commence par la réception de Grenoble. Si on gagne ce match, je le redis, on revient à un point et on gagne en confiance.
« Il faut garder la tête froide »Et si vous revenez à un point du leader, est-ce qu'on se dit que l’on peut terminer dans les deux premiers ?
Absolument. On a confiance en nous. Il faut juste garder la tête froide. Déjà, jouons Grenoble. Mais même en cas de succès, il ne faudra pas s’enflammer.
Le plus gros danger qui vous guette ?
Ne pas se croire arrivé même si on gagne ce prochain match. Il n’y a que cela qui puisse nous mettre dedans. Il ne faudra pas se la raconter et rester humble. C’est le passeport pour réussir.
Vous avez fait un vœu pour Noël ?
(Rire) Oui !
Mais vous n’allez pas nous le révéler ?
Non, mais on s’est compris, hein !
Propos recueillis par Valéry Lefort