Cette (fausse) vidéo de la reine Élisabeth qui danse sur son bureau scandalise l'Angleterre
Le discours de la reine Élisabeth II est une institution en Angleterre. Diffusé le 25 décembre sur BBC et ITV, il est suivi par des millions de Britanniques. Mais cette année, les sujets de la reine ont eu le droit à un discours quelque peu différent, le 24 décembre, sur Channel 4. Entre allusions aux accusations contre le prince Andrew dans l’affaire Epstein ou même sur le départ de Harry et Meghan aux États-Unis, le discours était bien plus décomplexé qu’à l’accoutumée. La raison ? Il était en fait tenu par une fausse Élisabeth II.
Grâce à la technique du « deepfake », l’actrice Debra Stephenson s’est glissée dans la peau de la souveraine. Une technique qui consiste à incruster le visage d’une personne sur le corps d’une autre. Un effet spécial très utilisé, notamment, dans des vidéos parodiques. Si l’illusion est plutôt bien réalisée, les téléspectateurs n’auront pas été dupés très longtemps. La danse, inspirée d’un challenge TikTok, réalisée par la fausse Élisabeth II sur son bureau aura fini de dissiper le moindre doute. Une parodie qui a déplu à beaucoup d'internautes, la qualifiant même de « d' irrespectueuse ».
Parody is one thing, but this is crossing the line. The image of the Queen and broadcast on the BBC at Christmas?
— ???????? Threase Weeks ???????? (@TheraseWeeks) December 25, 2020
Normalising pedophilia, a joke about Prince Andrew not going to North America soon. Imagine how the victims feel. I really find it so wrong to even make a comment that belittles what he’s accused of.
— Stephen McPadden (@strangelands620) December 25, 2020
This is vile, disgusting, disrespectful, disgraceful. They should be ashamed of themselves for creating such a vile video. Do people not respect their elders, let alone their queen. CHANNEL 4 IS A DISGRACE ????
— Toria Swift (@ToriaSwift) December 26, 2020
Un message fort, de la chaîne Channel 4, pour sensibiliser les britanniques sur la diffusion des « fausses informations ». « Un rappel puissant que nous ne pouvons pas faire confiance à nos yeux » selon le journal The Guardian.