Zones de ruck, touche, défense ou comment Brive a dominé dans plusieurs secteurs clé pour venir à bout ce dimanche de Lyon (12-8)
C’est forcément une victoire fondatrice pour la suite de la saison. Dimanche, le CA Brive a dominé dans plusieurs secteurs clés une équipe de Lyon qui était pourtant venue avec son meilleur effectif du moment.
Les topsLes rucks
Dans le sillage de leur capitaine Saïd Hirèche, toujours à l’aise dans cet exercice (8e, 65e…), les Brivistes se sont montrés diablement efficaces dans les zones de ruck où Bastareaud, sorti sur blessure à la 15e, a énormément manqué au LOU.Sur l’ensemble de la rencontre, les Brivistes ont gratté six ballons à Lyon et n’en ont perdu qu’un seul.
La touche
L’alignement briviste est parvenu à dérégler celui du LOU. Les hommes de Mignoni ont perdu 5 ballons en touche alors que le CAB n’a laissé qu’une munition en route.
La mêlée
Force est de constater que la mêlée briviste s'améliore un peu plus à chacune de ses sorties. Elle avait dominé celle de Castres en fin de rencontre. Elle a pris le meilleur sur celle de Lyon ce dimanche à des instants clés (64, 72e, 78e).La mêlée briviste se comporte de mieux en mieux.La défense
Si les Lyonnais ont gâché plusieurs occasions nettes, ils se sont surtout heurtés à un mur briviste. Les hommes de Davidson ont su faire front devant leur ligne, souvent après avoir rendu le ballon sur du mauvais jeu au pied. L’abnégation défensive du CAB, c’est aussi cette course endiablée de Blanc pour venir stopper à deux mètres de la ligne d’en-but le seconde ligne lyonnais Geraci qui venait de le contrer sur un dégagement.
La polyvalence
Avec les blessures et les protocoles commotions, plusieurs joueurs ont dû faire montre d’une grande polyvalence. Comme Enzo Hervé qui, dans le même match a joué ouvreur, arrière et premier centre et aussi buteur avec une belle réussite (4/5).Ouvreur, arrière, centre. Enzo Hervé a évolué à trois postes différents au gré des blessures de ses coéquipiers.
Le flopUn excès de précipitationLes Brivistes ont parfois manqué de patience, notamment dans le jeu au pied, où, au milieu de la seconde période, ils ont commis deux trois erreurs qui auraient pu leur coûter cher. Pour le reste, il n’y a pas grand-chose à leur reprocher vu les conditions de jeu qu'il y avait dimanche.
Pascal Goumy