Une rencontre entre un conseiller de Macron et Marion Maréchal critiquée
Un déjeuner révélé par Le Monde entre un conseiller d'Emmanuel Macron et l'ancienne députée d'extrême droite Marion Maréchal suscite lundi des critiques jusque dans la majorité.
Bruno Roger-Petit, conseiller mémoire du chef de l’Etat, a invité la nièce de Marine Le Pen à déjeuner le 14 octobre à la brasserie parisienne Le Dôme, ont confirmé à l'AFP les deux convives.
Selon Marion Maréchal, Bruno Roger-Petit a souhaité la rencontrer "par curiosité". Mais l'ancienne élue du Vaucluse juge qu'il n'y a "rien à raconter" sur ce repas qu'elle ne veut pas commenter.
M. Roger-Petit, défenseur auprès de M. Macron d'une stratégie de "triangulation" face aux adversaires du chef de l'Etat, a confirmé avoir payé l'addition. Il a rencontré Mme Maréchal "à titre personnel", pour savoir "si elle était en résonance avec l’état de l’opinion – ce qui n’est pas le cas".
"Avec l’extrême droite, on ne discute pas, on ne transige pas. On la combat", a critiqué Hugues Renson, vice-président LREM de l'Assemblée nationale, dans un tweet où il cite l'ex-président Jacques Chirac qui, en avril 2002, avant le second tour de la présidentielle face à Jean-Marie Le Pen, avait déclaré: "Je ne peux pas accepter la banalisation de l'intolérance et de la haine".
"Il y a des gens qu’on ne +sonde+ pas +à titre personnel+, on les combat à titre collectif. Marion Maréchal et toute sa clique en font clairement partie", a tranché Astrid Panosyan, cofondatrice du parti présidentiel, dans un tweet "liké" par le secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes Clément Beaune et relayé par l'ancien patron des députés LREM Gilles Le Gendre.
"Maurras et Pétain n’étaient pas dispo...", a ironisé sur Twitter Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo.
"Le macronisme, face à l'extrême droite, un rempart ? Non, un rencard...", a déploré le député LFI Alexis Corbière.