Toulon - ASM Clermont : le carnet de notes
Ravai (4,5) : Le pilier fidjien n'a pas eu pléthore d'opportunités de se mettre en évidence. Il a notamment été pénalisé en mêlée fermée, à l'image d'un cinq de devant en difficulté dans cet exercice. Discret avec le ballon durant le premier acte, il a un peu plus perforé le premier rideau adverse après le repos. Remplacé par Bibi Biziwu (60e).
Fourcade (4,5) : Un lancer en touche égaré sur quatre tentatives, de l'activité défensive à l'image de ce gros plaquage sur Parisse. Le talonneur a en revanche connu une fin de première période moins agréable. Au point de sortir sur protocole commotion à la pause. Remplacé temporairement par Venter (41e), puis définitivement (60e).
Slimani (4) : Le pilier droit, l'un des papas de cette équipe, n'a pas réussi à tirer son épingle du jeu. A l'image de ses coéquipiers. Correct oui, mais il peut apporter davantage. Remplacé par Falatea (60e).
Th. Lanen (5) : Le deuxième ligne a fait preuve d'une intéressante activité et de beaucoup de générosité dans l'effort. Cela s'est parfois retourné contre lui et lui a valu d'être sanctionné, mais son âpreté dans les duels et dans le jeu au sol où il a notamment gratté un bon ballon ont soulagé les siens.
Yato (4,5) : Replacé en deuxième ligne, il n'a pas eu son apport habituel. Capable de débloquer de nombreuses situations, le Fidjien n'a pas su mettre son équipe dans l'avancée et jouer dans le dos de la défense adverse. Remplacé par Amatosero (64e).
Cl. Lanen (5) : Un ballon volé à l'alignement adverse, mais aussi de l'indiscipline. Aux avant-postes tant que l'ASM remportait les duels et avançait sur les impacts, il a petit à petit baissé de régime au sein d'une équipe de plus en plus privée de possession. Remplacé par Tixeront (64e).
Dessaigne (5,5) : Sa route a croisé à de nombreuses reprises celle de Ma'a Nonu et de Toeava et le jeune troisième ligne n'a pas à en rougir. Il a plus d'une fois stoppé le premier et gagné son duel au sol avec le second. Capitaine durant les dernières minutes après les sorties de Fofana et de Nanai Williams.
Veredamu (3,5) : Trop discret pour ne pas dire plus. A défaut de faire mal offensivement à Toulon, il a fait sa part de travail dans d'autres secteurs du jeu, mais c'était clairement insuffisant.
Bézy (6) : L'international a bien manœuvré derrière son équipe durant la première demi-heure, celle où l'ASM a totalement rivalisé dans tous les secteurs. La suite aura également été plus compliquée pour lui. Buteur à la place de Lopez, il a réussi les trois pénalités tentées. Remplacé par Viallard (65e).
Nanai Williams (4,5) : L'international samoan aime porter le ballon et provoquer le premier rideau adverse. Il n'a pas assez pesé sur les débats et bonifié les rares opportunités des Auvergnats. Remplacé par Jennings (70e)
Raka (4) : Des choix discutables, de grossières fautes de main : l'ailier n'a jamais eu cette étincelle qui peut faire basculer une action et transformer un ballon moyen en occasion.
Fofana (5) : Le capitaine auvergnat du soir a été chercher les premiers points de son équipe et il a guidé tant qu'il a pu la jeune formation placée sous ses ordres. Il a bien assumé son rôle de premier centre, totalement complémentaire de Naqalevu. Remplacé par Vili (55e).
Naqalevu (4,5) : Le perforateur numéro 1 a été fidèle à son image. Lancé plein fer pour casser la première digue défensive varoise, il a fait mal aux Toulonnais. Touché au genou, il a quitté le terrain dans les dernières minutes. Remplacé par Fofana (77e).
Pourailly (4) : De la défense oui, de l'activité aussi, mais il a été très peu servi. Quand il l'a été, il n'a pas toujours fait preuve de pertinence dans ses choix, à l'image de ce jeu au pied qui ne s'imposait pas en première période.
Tiberghien (4,5) : Il n'a pas été bombardé de chandelles par des Toulonnais qui ont assez peu usé du jeu au pied, mais a toutefois commis une vilaine faute de main au début du second acte sur un bon ballon de relance. Il s'est intercalé à quelques reprises dans la ligne de trois-quarts avec plus ou moins de bonheur.
Jean-François Nunez