A Ceyrat, une fusion droite/gauche assumée qui ne plaît pas au PS
À Ceyrat, la situation électorale du second tour ne laisse personne indifférent.
Les listes d'Anne-Marie Picard (centre droit) et d’Éric Egli (centre gauche) ont décidé de faire cause commune pour battre le maire sortant, Laurent Masselot.
Les deux associés du second tour avaient réalisé 36,47 % (Picard) et 32,01 % (Egli) au premier tour, la liste Masselot arrivant ensuite avec 31,51 %. D'un point de vue purement arithmétique, cela rend la mission du sortant très difficile.
La présence de membres du Parti socialiste dans cette fusion droite/gauche n'a pas été vue d'un très bon oeil par les instances départementales du parti à la rose. Le bureau fédéral du Puy-de-Dôme a décidé « de l’exclusion immédiate de ses militants ayant décidé de s’unir à la liste conduite par Anne-Marie Picard ».
Ainsi, il n'y aura plus de membres du PS candidats au second tour.
Approches « jamais contradictoires » mais« complémentaires »« Après avoir bien analysé le programme d'Anne-Marie Picard, justifie Eric Egli, j'ai constaté que notre vision de l'avenir de Ceyrat et que nos programmes se rejoignaient sur plusieurs points, dans des approches jamais contradictoires, des expressions parfois différentes, mais le plus souvent complémentaires. Je rassure ceux qui prédisent déjà des tensions ou des désaccords entre nous. Nous nous connaissons depuis 2008 et, n'en déplaise à certains, nous nous respectons mutuellement et œuvrons ensemble pour l'intérêt général de notre commune. Cela continuera. »
Parmi les colistiers d'Anne-Marie Picard, la fusion a entraîné le départ de Louis Boutin, qui était promis à une poste de conseiller délégué chargé du commerce dans la première mouture de la liste. Il fait à présent campagne pour Laurent Masselot.