Huit pompiers du Cantal en formation pour intégrer l’unité départementale de secours en milieux périlleux
Jeudi matin, avant-dernier jour de stage pour les huit pompiers en formation au Grimp depuis début janvier. Après des exercices au viaduc de Garabit, sur les falaises des gorges du Bès, ou depuis une grue à Aurillac, le rendez-vous était donné sur le barrage de Grandval pour cette ultime mise en situation, avant d'intégrer le Groupe de recherche et d’intervention en milieu périlleux, que dirige Franck Bruguière, conseiller technique.
Pas question ce matin-là d’avoir peur du vide. Il faut extraire une victime qui a tenté de se suicider en se jetant du barrage, dans l’un des évacuateurs de crue, à près de 80 mètres de haut et la remonter par le haut. Mais le vide, les huit stagiaires, ils maîtrisent. C’est même l’un des critères, avec des épreuves physiques, techniques et de portage, requis pour accéder à la formation.
Compléter l’unité sur l’est du départementUne grande première pour le Grimp du Cantal qui a souhaité cette année « étoffer son équipe départementale [composée de 22 pompiers, ndlr] sur le secteur de Saint-Flour pour apporter une réponse opérationnelle optimum », explique Luc Skrzynski, le directeur du SDIS 15, venu spécialement assister à l’exercice, « spectaculaire » et qui a endossé le rôle de Commandant des opérations de secours (COS).
La contrainte ? « Que la vanne reste fermée ! », répond Franck Bruguière qui a, avec ses deux chefs d’équipe du jour, Eric Costerousse et Pascal Freyssignet, procédé, avant le début de la manœuvre, à sa mise en sécurité, sous la houlette d’un agent d’EDF, propriétaire et exploitant du barrage.
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Mission accomplieÀ l’issue du briefing, chaque stagiaire, casqué et harnaché de baudrier, de cordes, de sangles et autres mousquetons, sait ce qu’il doit faire et comment le faire. Les gestes sont minutieux et précis et la concentration maximum. Tout a été calculé et anticipé par le formateur pour une prise de risques la plus faible possible.Après une heure et demie d’intervention, l’exercice est réussi. La victime fictive, « jouée » par l’un des stagiaires, a été remontée en civière et prise en charge. « On n’utilise jamais de mannequin, précise Franck Bruguière, mais toujours une vraie personne », pour plus de réalisme et de vigilance.
Isabelle Barnérias