Pôle espoir : objectif Tignes pour la fin juin
Comment s’est déroulé le confinement pour le Pôle ?On n’a pas été plus malin que les autres, tout s’est arrêté. À compter du mardi 16 mars, toute activité sportive ou associative a été stoppée. On avait reçu une note dès le vendredi qu’à compter du samedi matin, plus aucune compétition ni entraînements officiels ou regroupement quelconque de type associatif pour la Fédération française de ski n’étaient autorisés. Tout ce printemps, les réunions ont eu lieu en visioconférence avec la Fédération comme au sein du Comité d’Auvergne.
Comment les jeunes se sont-ils organisés ?Même s’ils étaient au chômage technique, les entraîneurs ont maintenu le contact et un suivi quasiment hebdomadaire avec les pensionnaires du Pôle avec une orientation d’entraînement pour la reprise. On leur a foutu la paix du 15 mars jusqu’au 15 au 20 avril et là, on a assuré un contact plus régulier. Chacun a fait sa séance. Et ça reste bien de la reprise : refaire des heures tranquillement, juste repartir.
Quel est le programme à venir ?On a mis en place avec le Comité d’Auvergne un programme à venir « comme si tout allait bien ». On a programmé un scénario où on a le droit de tout faire, et après, on adaptera suivant les limites qui nous seront imposées. On aura ainsi un premier stage qui débutera fin juin - début juillet, à Tignes, avec fondeurs et alpins, de 150 participants dont 20 jeunes de chez nous, accompagnés de 3 entraîneurs. Sous réserve qu’on ait vraiment le droit de le mettre en place. Ce qui pose problème aujourd’hui, ce sont les conditions d’hébergement et de restauration pour les mineurs. Là-bas, les locaux pourront suivre le stage à la journée. Nous, il faudra s’organiser… Après, durant l’été, il y a un programme, avec des temps de ski, des temps de ski-roue, des temps de ski sur glacier et des stages de préparation physique, avec une mixité fond-alpin.
Et le Pôle, en tant que structure ?On l’a remis en route pour l’année à venir. On aura 16 enfants, à partir de septembre, en collège et lycée, 8 fondeurs et 8 alpins, avec deux entraîneurs. La conjoncture économique, qui n’est pas propre au ski en Auvergne, est très compliquée. Même si la rentrée 2020-2021, on est en mesure de la faire car on connaît les états de nos comptes, etc., entre la crise Covid-19, l’incertitude des partenaires privés, le contexte économique difficile des collectivités, peu importe l’échelon, d’ailleurs, local, départemental, régional comme du Massif, la réforme avec l’Agence nationale du sport, on part quand même vraiment vers l’inconnu. Y compris sur la prise de licences…
Propos recueillis par Jean-Philippe Béal